Les modalités d’inscription des ressortissants étrangers sur la liste des demandeurs d’emploi évoluent en France, avec un objectif de simplification et d’élargissement des conditions d’accès. Le Code du travail a été révisé pour rendre plus lisible la liste des documents recevables permettant aux étrangers de plus de 18 ans de s’inscrire chez France Travail. La nouvelle formulation s’aligne sur la diversité des titres de séjour et des autorisations permettant l’exercice d’une activité professionnelle en France. La condition principale reste que le document doit autoriser l’exercice d’une activité salariée, mais deux exclusions expressément prévues limitent désormais les possibilités d’inscription, afin d’éviter les abus ou incompatibilités.
De plus, les obligations déclaratives pour les étrangers concernant ces documents ont été ajustées pour améliorer la traçabilité et la gestion administrative. Ainsi, l’étranger doit informer France Travail de l’échéance de son titre de séjour, renforçant ainsi la gestion du parcours administratif et professionnel. Ces modifications ont pour enjeu principal de garantir l’accès aux dispositifs d’accompagnement, d’orientation et de formation financés par l’État, tout en évitant les ruptures de parcours pour les demandeurs d’emploi étrangers, notamment en vérifiant la validité des documents administratifs.
L’inscription à France Travail reste un levier essentiel pour l’accès à l’aide à l’emploi, mais sa gestion doit être adaptée à la diversité des situations administratives des étrangers.
Par ailleurs, la carte bleue européenne, qui vise à attirer des talents hautement qualifiés, connaît également des ajustements dans ses modalités d’utilisation. Le décret du 24 avril 2026 introduit notamment la possibilité pour les titulaires d’une carte bleue délivrée par un autre État membre de l’Union européenne, ou d’une carte de résident longue durée-UE, d’exercer en France sans autorisation de travail, sous certaines conditions temporaires. En clair, ces détenteurs peuvent exercer une activité salariée en France jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours, fluidifiant ainsi la circulation des talents au sein de l’espace européen.
De plus, une nouvelle voie d’obtention de la carte bleue, appelée « voie expérience professionnelle », a été précisée. Les étrangers justifiant d’au moins 3 ans d’expérience pertinente dans les 7 dernières années pourront faire valoir leurs compétences pour obtenir cette carte. La liste de ces professions sera fixée par un arrêté ministériel, favorisant ainsi la reconnaissance de l’expérience de terrain dans des secteurs clés et renforçant l’attractivité de la France pour les travailleurs hautement qualifiés.
Ce renforcement des dispositifs vise à valoriser la mobilité et la reconnaissance professionnelle, dans une logique qui s’inscrit dans l’enjeu plus large de l’attractivité et de la compétitivité du marché du travail français, tout en simplifiant les démarches administratives pour les talents européens et internationaux.
