À partir du 1er juin 2026, une revalorisation significative du salaire minimum de croissance (Smic) entrera en vigueur, affectant directement les employeurs et les salariés, notamment ceux en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. L’arrêté du 22 mai 2026 fixe le nouveau montant du Smic brut horaire à 12,31 € en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Cela représente un salaire mensuel brut d’environ 1 867,02 € sur la base d’une durée légale de 35 heures hebdomadaires.
Pour Mayotte, le montant du Smic brut horaire sera de 9,56 €, soit 1 449,93 € mensuels, suivant également la même durée légale du travail. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation du minimum garanti (MG), qui s’établit désormais à 4,35 € au 1er juin 2026. Ces ajustements ont pour objectif d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés les plus précaires et de mieux refléter le contexte économique actuel.
Ce relèvement du Smic sert de nouvelle référence pour le calcul de diverses rémunérations et contrats, tout en apportant un souffle nouveau pour la revalorisation des droits des travailleurs.
Ce changement touche directement le cadre des contrats d’apprentissage, des contrats de professionnalisation ainsi que du projet de transition professionnelle (PTP), puisque le Smic constitue souvent le point de référence pour leur rémunération. Les employeurs et les salariés concernés doivent donc se préparer à ces nouvelles grilles salariales, qui visent à instaurer une meilleure reconnaissance du travail effectué et à encourager l’embauche en contrat aidé notamment.
Le nouveau barème a été officiellement publié dans le Journal Officiel le 24 mai 2026 et entre en vigueur immédiatement le 1er juin. Avec cette hausse, le gouvernement poursuit ses efforts pour renforcer la protection sociale des travailleurs tout en maintenant une certaine compétitivité économique et sociale à l’échelle nationale. Les fiches pratiques du droit de la formation, accessibles en ligne, précisent les modalités de calcul et d’application de cette revalorisation, notamment pour les employeurs et les salariés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
