À un an de l’élection présidentielle de 2027 et en amont des législatives qui vont suivre, le Medef a dévoilé le 15 avril son plan d’action destiné à faire entendre ses priorités auprès des candidats. Avec un plan « très construit, très systématique », selon la déclaration du président de l’organisation patronale, Patrick Martin, l’objectif est clair : influencer le débat public sur des enjeux cruciaux, notamment la jeunesse.
Au cœur des préoccupations du Medef se trouve la problématique des jeunes « Neet » (ni en emploi, ni en formation), qu’il considère comme un « scandale national ». Patrick Martin dénonce le taux d’emploi des jeunes, qui plafonne à seulement 35 %, signalant une anomalie flagrante dans le modèle français. Pour le syndicat patronal, il s’agit d’un enjeu vital que l’État doit prendre à bras-le-corps, en mobilisant tous les leviers possibles.
Le Medef insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour inverser la tendance et réduire le nombre de jeunes exclus du marché du travail, en mettant en avant la réforme de l’orientation, le développement des stages en entreprise et un investissement accru dans le système éducatif.
Lors de sa présentation, Patrick Martin a évoqué la nécessité de travailler l’orientation des jeunes afin d’améliorer leurs perspectives professionnelles. La promotion de stages en entreprise et un investissement renforcé dans le système éducatif figurent également parmi les mesures proposées pour lutter contre cette crise de l’emploi chez les jeunes. Ces propositions visent à répondre à une « anomalie française » qui fragilise la cohésion sociale et entrave le développement économique à long terme.
Conscients de l’impact potentiel de la prochaine présidentielle et des législatives, les leaders du Medef souhaitent que ces enjeux soient placés au centre du débat politique. La volonté est claire : peser sur les propositions des candidats en militant en faveur de réformes structurelles qui favorisent l’intégration des jeunes dans le marché du travail et renforcent leur employabilité.
