Une étude révolutionnaire du Forum Vies Mobiles propose un concept innovant baptisé “mercato des postes”, visant à faciliter l’échange de postes entre salariés exerçant la même profession. L’objectif : réduire considérablement le temps de trajet domicile-travail, sans déménagement ni infrastructures supplémentaires. Il s’agit d’un système qui permettrait à deux employés, par exemple un infirmier à Lille et un autre à Lens, d’échanger leurs postes pour minimiser leurs trajets quotidiens.
Selon cette étude, 13% des salariés — soit environ 4 millions de travailleurs — pourraient gagner plus de 30 minutes par jour, équivalant à une journée de temps libre par mois et une économie d’environ 1.500 euros en frais de carburant chaque année. Dans un contexte marqué par la hausse des prix du carburant et la crise énergétique, cette proposition apparaît comme une solution pragmatique et rapidement mobilisable pour atténuer les coûts et les impacts environnementaux des déplacements professionnels.
“Ce dispositif permettrait une réduction significative des trajets domicile-travail tout en évitant de faire déménager salariés ou entreprises, renforçant ainsi la mobilité sociale et environnementale.”
Les chercheurs, composés d’un sociologue, d’un professeur en droit social et de deux entrepreneurs, ont évalué la faisabilité juridique et opérationnelle de ce droit à l’échange de poste. Ils proposent la création d’une plateforme numérique, inspirée des applications de rencontres comme Tinder, qui mettrait en contact les salariés souhaitant échanger leur poste en fonction de critères géographiques, horaires ou rémunérations.
Les modalités précises seraient encadrées par la loi, avec notamment des motifs légaux de refus pour certains salariés (embauche récente, responsabilités spécifiques, procédure de licenciement en cours). Dans le même temps, cette mesure pourrait profiter aux employeurs en améliorant la motivation et la productivité des salariés, moins fatigués par de longs trajets, mais aussi à la société dans son ensemble par la réduction des émissions de CO2 et des coûts liés à la dépendance énergétique.
Les professions les plus concernées par cet échange seraient principalement celles nécessitant une présence sur site, telles que les aides-soignants, employés du commerce, caissiers ou enseignants. Ces catégories, souvent attachées à leur lieu de travail, pourraient ainsi bénéficier d’un gain de 17 minutes en moyenne par trajet, ce qui équivaut à une journée par mois de temps libéré. Ces changements pourraient également encourager une transition vers une mobilité plus douce, avec une augmentation notable des déplacements à pied ou à vélo.
Selon un sondage OpinionWay, 80% des Français se déclarent favorables à cette idée d’échange de poste, indépendamment de leur âge ou de leur situation socio-professionnelle. Ainsi, une majorité considérable d’actifs est prête à envisager ce changement, ce qui renforce la crédibilité du projet. Cependant, la réalité du quotidien, avec l’attachement à l’emploi ou aux collègues, pourrait compliquer la mise en œuvre, notamment en raison des disparités dans les conditions de travail ou de rémunération entre entreprises ou secteurs.
