Le PDG de SoftBank n’est pas le seul à se poser des questions sur l’engouement d’Elon Musk pour les centres de données orbitaux

Récemment, Masayoshi Son, le fondateur et PDG de Softbank, a exprimé ses réserves quant à la viabilité des centres de données spatiaux lors d’une réunion d’actionnaires. Il a souligné que la construction de tels centres ne serait pas une solution efficace pour réduire les coûts et que le délai de développement serait trop long, surtout dans le contexte actuel où “dans la bataille pour l’IA, les années à venir seront bien plus cruciales que ce qui pourrait se passer dans une décennie”.

Cette déclaration a été analysée dans un épisode récent du podcast Equity de TechCrunch, avec Kirsten Korosec, Sean O’Kane et l’auteur de l’article. Ils ont discuté de ces remarques en les mettant en perspective avec d’autres sujets liés à l’intelligence artificielle, notamment les projets d’OpenAI pour des puces sur mesure, le financement de 650 millions de dollars de la société de semi-conducteurs Groq, et bien plus encore. Kirsten a fait remarquer que c’est “très ironique” que Son, connu pour ses paris risqués, fasse preuve de scepticisme sur ces projets innovants, alors que SoftBank a une longue histoire de placements audacieux.

En fin de compte, ces déclarations rappellent que derrière ces visions futuristes, il y a toujours des intérêts économiques et des biais personnels qui guident les discours des acteurs majeurs du secteur.

Sean O’Kane a quant à lui souligné que Musk, en envisageant une constellation de satellites nécessitant des remplacements réguliers pour créer ce qu’il appelle un “centre de données orbital”, garantit en réalité plus d’opportunités pour SpaceX. La stratégie de SpaceX semble s’inscrire dans une logique de diversification de ses activités, notamment en louant ses capacités de calcul à d’autres acteurs, tels que Google ou Anthropic, ce qui alimente la croissance de son marché de lancement.

Il est également important de noter que SpaceX joue déjà un rôle significatif dans la location de puissance de calcul, en complément de ses activités de lancement. Selon Anthony Ha, cette diversification pourrait s’avérer profitable à court terme, mais la durabilité de ces modèles reste incertaine. La question centrale demeure : ces initiatives, notamment les centres de données spatiaux, sont-elles réalisables dans un avenir proche ou relèvent-elles davantage d’un rêve lointain?

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