Le secteur de la formation professionnelle nationale attendait cette décision depuis près d’un mois. C’est désormais officiel : à compter du 2 avril 2024 et pour toute l’année 2026, les actifs souhaitant utiliser leurCompte Personnel de Formation (CPF) devront s’acquitter d’un ticket modérateur de 150 euros, contre 103,20 euros jusqu’à présent. Cette hausse concerne aussi bien les formations inscrites au Répertoire Spécifique (RS) que celles enregistrées au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Les modalités d’exemption restent inchangées : les demandeurs d’emploi ainsi que les salariés bénéficiant d’un cofinancement de leur employeur ne seront pas concernés par cette contribution.
Ce décret intervient quelques semaines après l’annonce d’un plafonnement recent des plafonds CPF, à hauteur de 1500 euros pour les formations en RS et 1600 euros pour les bilans de compétences. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de réforme visant à mieux maîtriser le financement et l’utilisation du CPF, tout en équilibrant les ressources disponibles pour la formation continue. Les acteurs du secteur se préparent ainsi à adapter leurs offres et leurs stratégies en conséquence.
Ce nouveau ticket modérateur, s’ajoutant au plafonnement, pourrait modifier les comportements d’utilisation du CPF par les bénéficiaires, tout en rassurant financièrement les organismes de formation face à l’augmentation des coûts.
Pour suivre de près ces évolutions, les professionnels sont invités à échanger lors de rencontres telles que celle organisée sur le slack d’OF Connect, notamment lors du prochain atelier de veille EDOF-CPF. Ces espaces de discussion permettent de partager informations et stratégies pour s’adapter à ces nouvelles règles. La communauté de la formation continue reste également vigilante face à ces changements, afin d’assurer un accès serein et efficace aux formations financées par le CPF.
Pour plus d’informations, le décret détaillé est accessible sur le site officiel, ainsi que sur diverses plateformes spécialisées. Il sera essentiel pour tous les acteurs de la formation de bien comprendre ces nouvelles modalités pour optimiser leurs offres et accompagner au mieux leurs bénéficiaires dans cette période de transition.
