Les apprentis font face à des conditions de travail parfois ardues, marquées notamment par des heures supplémentaires régulières, une pénibilité physique accentuée et des déplacements fréquents entre leur lieu d’entreprise et leur centre de formation. Ces contraintes, bien que présentes, n’entament pas la majorité de leur satisfaction quant à leur expérience professionnelle, révèle une étude récente de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).
Selon cette étude publiée le 17 juin 2026 à l’occasion de la Semaine de la qualité de vie et des conditions de travail, 67 % des jeunes ayant commencé leur apprentissage en 2018—de CAP au Bac+2—et toujours en contrat en 2019-2020 déclarent effectuer des heures supplémentaires au-delà de la durée légale de 35 heures. Si cette proportion est inférieure à celle observée chez les autres salariés de moins de 30 ans (75 %), elle démontre néanmoins une exigence importante dans ces parcours professionnels.
Ces données illustrent la réalité d’un secteur où la rigueur et la fatigue physique peuvent peser sur les apprentis, souvent appelés à jongler entre des tâches diverses, des horaires étendus et des déplacements fréquents. Toutefois, malgré ces défis, une majorité d’entre eux restent globalement satisfaits de leur choix d’apprentissage, appréciant l’opportunité de se former tout en intégrant le monde professionnel.
Une majorité d’apprentis, malgré des conditions exigeantes, continue de valoriser leur expérience et voit dans leur parcours une étape favorable à leur insertion professionnelle.
Ce paradoxe entre contraintes et satisfaction semble refléter la volonté des jeunes de concilier apprentissage et expérience concrète, malgré la pénibilité parfois rencontrée. Les responsables de la formation professionnelle doivent ainsi continuer à ajuster leurs dispositifs pour alléger ces contraintes tout en valorisant l’apprentissage comme tremplin vers l’emploi.
