Les formations vont vous coûter plus cher: le reste à charge sur le CPF augmente de 50% à partir du 2 avril

Un décret publié ce mercredi au Journal officiel annonce une nouvelle augmentation du reste à la charge pour les bénéficiaires du compte personnel de formation (CPF). À compter du 2 avril, cette participation forfaitaire passera de 100 euros à 150 euros, soit une hausse de 50%. Cette mesure impacte tous les actifs souhaitant financer une formation via leur CPF, rendant leur reconversion ou leur montée en compétences plus coûteuse.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de la loi de finances pour 2026, adoptée en février après d’intenses débats parlementaires. Initialement, le reste à charge était de 100 euros, mais cette somme, indexée sur l’inflation, a déjà connu une augmentation début 2026, atteignant 102,23 euros. La récente hausse, devant entrer en vigueur en avril, accroît encore la barrière financière pour les actifs en quête de formation financée par leur compte personnel.

Cette augmentation du reste à charge risque de compliquer l’accès à la formation pour de nombreux salariés, notamment ceux disposant d’un budget limité, en réduisant leur pouvoir d’achat pour la reconversion ou la montée en compétences.

Outre cette hausse, le gouvernement cherche à réaliser des économies sur le financement de la formation professionnelle. À cet effet, un plafonnement des fonds mobilisables a été mis en place, limitant par exemple à 1 500 euros le montant consacré à certaines formations spécifiques telles que l’apprentissage des langues étrangères ou la certification en informatique. Pour les bilans de compétences, le plafond a été fixé à 1 600 euros, et la prise en charge du permis de conduire ne peut dépasser 900 euros.

Le dispositif vise une économie de 250 millions d’euros, en restreignant le montant total que l’on peut faire financer via le CPF, même si le titulaire possède des fonds suffisants. Ainsi, un salarié disposant de 3 500 euros sur son compte pourrait voir seulement 1 500 euros financés, le reste restant à sa charge. Même lorsque la formation est moins coûteuse, la participation forfaitaire de 150 euros demeure une dépense à son expense, ce qui pourrait décourager certains actifs à suivre une formation.

En résumé, ces mesures restrictives, en limitant à la fois le montant financé et augmentant la contribution personnelle, risquent d’impacter fortement l’accès à la formation professionnelle, en particulier pour les salariés moins qualifiés ou en reconversion. La volonté du gouvernement de maîtriser les dépenses dans ce secteur se heurte à la nécessité de préserver un dispositif accessible pour favoriser la montée en compétences.

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