De cuisinier à pilote d’hélicoptère : les recrutements de l’armée de l’Air vont être réalisés avec l’IA, le DRH assure qu’il n’y aura pas biais discriminants

Une étape majeure dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans le secteur public a été franchie avec l’annonce d’un partenariat entre l’armée de l’Air et de l’Espace et la start-up française Gojob. Spécialisée dans le recrutement temporaire et dotée de solutions d’IA, la société a été choisie pour gérer l’ensemble de ses processus de recrutement, une tâche qui concerne environ 70 000 candidatures par an.

La solution d’IA déployée par Gojob, après une phase de test réussie, est opérationnelle depuis le 1er avril. Elle a pour mission de trier et de pré-qualifier les candidatures en se basant sur des critères précis, notamment l’âge et la nationalité. Selon le communiqué officiel, cette étape initiale vise à identifier rapidement les profils les plus pertinents, que les recruteurs de l’armée suivront pour un contact direct avec les candidats.

Ce partenariat illustre la volonté de l’armée de l’Air d’appliquer une approche technologique et souveraine pour ses recrutements, tout en assurant une gestion plus efficace et équitable des candidatures.

La question du risque de biais dans l’utilisation des algorithmes d’IA reste cependant un sujet de débat majeur. Historiquement, de nombreux logiciels de tri automatique ont montré leur tendance à reproduire ou renforcer certains stéréotypes, notamment en matière de sexe ou de race, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’impartialité des processus automatisés. Face à cela, l’armée de l’Air assure que des contrôles rigoureux ont été mis en place pour garantir une sélection sans biais discriminants, avec des audits réguliers de ses modèles.

Selon le général Philippe Hirtzig, ces modèles d’IA sont régulièrement audités et contrôlés par échantillonnage, tandis que Benjamin Vallat de Gojob précise que des garde-fous ont été intégrés dès la conception pour éviter toute discrimination. Le partenariat, dont le montant n’a pas été dévoilé, s’appuie sur une volonté commune de proposer une solution « souveraine » conforme aux normes françaises et européennes en matière de sécurité et de conformité, assurant ainsi une gestion du recrutement conforme aux standards éthiques et légaux.

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