Activité partielle de longue durée rebond : relèvement du taux – Centre Inffo

Le décret publié le 6 mars 2026 au Journal officiel modifie les modalités d’indemnisation dans le cadre de l’activité partielle de longue durée rebond (APLD-R). À partir du 1er janvier 2026, le taux horaire minimum de l’allocation versée aux employeurs pour les heures non travaillées est fixé à 9,52 euros. Cette évolution vise à soutenir financièrement les entreprises confrontées à une réduction durable de leur activité, tout en leur assurant une meilleure stabilité pour leurs salariés durant cette période difficile.

Par ailleurs, le même décret prévoit une adaptation spécifique pour Mayotte, où le taux horaire minimum de cette allocation passe à 8,33 euros, afin d’aligner les modalités d’indemnisation avec celles du reste du territoire national. Cette mesure témoigne d’une volonté d’harmoniser les conditions de soutien public sur l’ensemble du territoire, en tenant compte des particularités économiques de Mayotte. La mise à jour de ces taux doit permettre de mieux préserver l’emploi dans des zones économiquement fragiles tout en facilitant la reprise d’activité pour les employeurs concernés.

Ce relèvement du taux d’indemnisation marque une étape importante dans la politique d’accompagnement des entreprises face aux défis de la relance économique.

Les dispositions relatives à l’APLD-R s’inscrivent dans un contexte de soutien accru à l’économie, notamment avec le projet de loi de finances pour 2021, qui prévoit une augmentation de 3,2 % du budget structurel du ministère du Travail. La prolongation de l’activité partielle jusqu’au 31 décembre 2022 témoigne également de la volonté du gouvernement d’assurer une stabilité sufficiente aux employeurs et aux salariés en période de crise. Des dispositifs complémentaires comme le soutien au plan de relance viennent renforcer cet arsenal destiné à préserver l’emploi et soutenir la reprise économique.

Le ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a récemment annoncé la finalisation d’une cartographie des filières économiques sur lesquelles seront appuyés les opérateurs de compétences. Ces mesures, accompagnées d’une communication régulière et de dispositifs d’accompagnement, visent à renforcer les liens entre les acteurs économiques et à optimiser la mise en œuvre des dispositifs d’activité partielle. La dynamique mise en place indique que la politique de soutien à l’emploi reste une priorité du gouvernement dans un contexte de reprise encore fragile.

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