Suite à l’adoption du budget rectificatif pour 2026, France compétences a procédé à une révision de ses allocations financières issues des contributions légales des employeurs destinées à la formation professionnelle et à l’apprentissage. Ces ajustements financiers interviennent dans un contexte de gestion dynamique des fonds et visent à mieux répondre aux priorités stratégiques de l’institution pour l’année à venir.
Le conseil d’administration de France compétences a ainsi recalculé le budget prévisionnel initial datant de novembre 2025. Le total des fonds issus des contributions légales est désormais estimé à 11,55 milliards d’euros, contre 11,47 milliards d’euros initialement prévus. Cette augmentation modérée reflète une légère revalorisation des dotations afin de soutenir les différents dispositifs de formation et d’alternance mis en œuvre en 2026.
Les ajustements financiers favorisent certains dispositifs comme le CPF et l’alternance, tout en réduisant celles destinées à la formation des demandeurs d’emploi et au conseil en évolution professionnelle.
Concernant la répartition des fonds, la dotation pour la formation des demandeurs d’emploi a été réduite de 100 millions d’euros, s’établissant désormais à près de 527 millions d’euros. Par ailleurs, le budget consacré au conseil en évolution professionnelle (CEP) a également connu une baisse, passant de 110 à 100 millions d’euros. En revanche, le Fonds personnel de formation (CPF) bénéficie d’une augmentation significative pour atteindre 1,359 milliard d’euros, contre 1,319 milliard d’euros auparavant. De même, la dotation pour l’alternance s’élève à 8,387 milliards d’euros, contre 8,345 milliards d’euros, assurant ainsi un soutien accru à ces dispositifs essentiels pour l’appariement entre formation et emploi.
Les autres crédits dédiés restent inchangés, notamment 435 millions d’euros pour le projet de transition professionnelle, 521 millions pour le développement des compétences des PME de moins de 50 salariés, ainsi que 68 millions pour les périodes de reconversion. Ces allocations fixes traduisent la stabilité des priorités pour certains secteurs clés, même si le contexte budgétaire général évolue.
