Amazon a récemment publié ses résultats financiers du premier trimestre, confirmant que la vague d’engouement pour l’intelligence artificielle (IA) continue de profiter aux géants tech qui fournissent l’infrastructure nécessaire. Parmi ces entreprises, Amazon Web Services (AWS) se distingue particulièrement avec une croissance remarquable, illustrant la “pêche miraculeuse” de la saison IA pour les fournisseurs de services cloud.
Selon le président et CEO d’Amazon, Andy Jassy, AWS a enregistré une hausse de 28 % de ses ventes nettes par rapport à l’année précédente, atteignant 37,6 milliards de dollars. C’est la croissance la plus rapide en 15 trimestres pour la filiale, et Jassy souligne que cette progression est directement liée à la demande croissante en capacité de calcul pour l’IA. Il a également rappelé que la croissance d’AWS dans le domaine de l’IA est “sans précédent”, avec un chiffre d’affaires en presque 260 fois supérieur à celui du début de la vague IA, il y a seulement trois ans.
« La croissance d’AWS dans le domaine de l’IA est sans précédent, presque 260 fois plus importante qu’il y a trois ans. »
Malgré cette explosion des revenus, Amazon investit énormément pour soutenir cette croissance, en augmentant ses dépenses en capital. M. Jassy a indiqué que la croissance des investissements serait maintenue dans un proche avenir, précisant que plus AWS se développe, plus ses dépenses en infrastructure — comprenant notamment les centres de données, chips, serveurs et équipements réseau — seront élevées. Ces investissements sont présentés comme des “dépenses de démarrage” pour une rentabilité à long terme, puisque ces actifs ont une durée de vie utile pouvant dépasser 30 ans pour certains, ou de cinq à six ans pour d’autres composants.
Jassy a également tenté de rassurer les investisseurs en évoquant l’impact à court terme de ces investissements : la génération de flux de trésorerie libre est en effet impactée, avec une chute de 95 % par rapport à l’année précédente, passant à 1,2 milliard de dollars pour le dernier trimestre. Cette baisse est principalement due à une augmentation de 59,3 milliards de dollars dans l’achat d’équipements et de biens immobiliers, réalisés notamment pour accompagner la montée en puissance de l’IA. Cependant, il reste optimiste quant à la reprise future, soulignant que cette nouvelle vague de croissance pourrait générer des revenus et une rentabilité en downstream bien plus importants.
Du côté de l’e-commerce, secteur historique d’Amazon, les résultats fiscaux restent solides avec une hausse de 17 % des ventes, totalisant 181,5 milliards de dollars. La croissance s’est poursuivie tant en Amérique du Nord (+12 %) qu’au niveau mondial (+19 %), témoignant de la résilience de la plateforme même dans un contexte économique mondial incertain.
