Ibou Explorer – L’anti-Google Discover français – Korben

Un nouveau projet français fait son apparition sur le marché des moteurs de recherche et des agrégateurs de contenu, visant directement Google Discover. Baptisé Ibou Explorer, ce service innovant est porté par Sylvain Peyronnet, l’un des frères du célèbre duo du SEO français, et Guillaume Pitel. La plateforme vient d’ouvrir sa bêta publique et ambitionne de proposer une alternative plus qualitative, basée sur des valeurs fortes, notamment la transparence et le respect des éditeurs. Avec en capital des acteurs comme Xavier Niel et Bpifrance, le projet dispose déjà d’une infrastructure robuste, qui chiffre déjà l’index à 500 milliards de pages, témoignant du sérieux de leur démarche et de leur capacité d’échelle.

Ibou Explorer se positionne comme un flux d’articles personnalisé, semblable à Google Discover, mais avec une philosophie inversée : ce n’est pas l’engagement ou le clickbait qui prime, mais la valeur éditoriale pure. Les sources sont très variées, évitant ainsi la logique de “bulle filtrante” souvent reprochée à d’autres plateformes. En s’inscrivant, l’utilisateur obtient un fil d’actualités dépourvu de fake news, orienté vers du contenu crédible et sérieux, offrant une expérience différente de celle de Discover. Il y a ici une volonté claire de remettre la qualité et la déontologie au cœur de l’expérience utilisateur.

Ibou cherche à proposer une alternative à Google Discover en valorisant la qualité éditoriale et en défendant un web plus ouvert et respectueux des créateurs.

Les fondateurs Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel ont une longue expérience dans le domaine des moteurs de recherche et du SEO, notamment à travers leurs projets Babbar et Yourtext.guru. Sylvain, ancien Chief Science Officer de Qwant, possède un bagage impressionnant en algorithmes et en recherche, tandis que Guillaume, docteur en informatique, a développé des crawlers ambitieux, comme Barkrowler pour Babbar. Leur infrastructure repose sur ces outils puissants, capables de crawler plusieurs milliards de pages quotidiennement, pour alimenter Ibou Explorer et, à terme, soutenir leur futur moteur de recherche conversationnel prévu pour 2026.

Côté techniques, leur algorithme de ranking, nommé Mimesis, met en œuvre une recherche hybride dense-sparse, en agrégeant plus d’une centaine de signaux par document, calibrés par des modèles de langage de type LLM. Respectant les principes du web ouvert, la plateforme s’engage à respecter les consignes des éditeurs, à valoriser les créateurs de contenu et à lutter contre la domination du clickbait. Leur manifeste insiste aussi sur la transparence des algorithmes, avec un suivi détaillé disponible sur leur Substack, afin de montrer leur démarche éthique et leur volonté de différenciation.

En opposition à la stratégie de Google, qui tend à capter la valeur autour de ses AI Overviews tout en laissant peu de crédit aux sources, Ibou repose sur une attribution claire des sources, un renvoi de trafic aux éditeurs et une orientation tournée vers la qualité et la crédibilité. Leur positionnement est une réponse saine à la prolifération de contenus creux, souvent générés sans valeur ajoutée grâce à l’IA. En ce sens, leur ligne directrice est de récompenser le travail humain plutôt que de favoriser les fermes à contenu automatisé, espérant ainsi redonner ses lettres de noblesse à un web plus authentique.

Pour tester Ibou Explorer, il suffit de se rendre sur explorer.ibou.io, de valider son email et de choisir quelques thématiques. Le flux une fois personnalisé s’adapte à vos clics, mais cette adaptation pose aussi le risque de formation d’une bulle, le système pouvant renforcer vos préférences. La grande promesse à horizon 2026 reste leur moteur de recherche conversationnel, dont la version verticale images est encore en développement. Avec le soutien de partenaires solides, notamment Xavier Niel, Ibou veut s’imposer comme un vrai challenger face à Google, en innovant à la fois techniquement et dans leur approche éthique et déontologique.

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