La Coupe du Monde, souvent perçue comme un événement sportif majeur, dépasse désormais le cadre du plaisir collectif pour devenir un enjeu stratégique pour les entreprises françaises. Selon une étude menée par UKG, de nombreux collaborateurs considèrent cette compétition comme un test de la capacité de leur employeur à faire preuve de flexibilité face à leurs attentes. En effet, 37 % des salariés envisagent d’adapter leurs horaires, et un tiers prévoit même de prendre au moins un jour de congé afin d’assister aux matchs ou de suivre la compétition de près.
Ce phénomène ne se limite pas à de simples ajustements temporaires. Près de 26 % des salariés pourraient arriver en retard, partir plus tôt ou s’absenter une partie de la journée pour suivre le tournoi. La situation est d’autant plus préoccupante que 20 % des employés français pourraient envisager de changer d’emploi si leur expérience de travail ou leur relation avec leur manager nuisait à leur participation à la Coupe du Monde. Par ailleurs, la moitié d’entre eux estime que leur employeur ne montre pas d’intérêt pour la compétition, ce qui pourrait accentuer le sentiment de déconnexion et d’insatisfaction au sein des équipes.
« La Coupe du monde est bien plus qu’un événement culturel mondial auquel les gens veulent participer. C’est un véritable test de planification des effectifs qui peut nuire à la performance, à la productivité, à la communication et même à la fidélisation s’il n’est pas géré de manière proactive. » – Suresh Vittal, directeur produits chez UKG
Face à ces défis, les entreprises doivent repenser leur gestion des ressources humaines pour éviter que la compétition ne devienne une source de désengagement ou de perte de productivité. L’étude parle d’un potentiel de pertes allant jusqu’à 645 millions d’euros en France, notamment en raison de comportements comme le streaming en cachette, le contournement des règles internes ou la fatigue généralisée. Cependant, plutôt que d’interdire rigidement la participation à la Coupe du Monde, UKG recommande une approche proactive qui consiste à aménager ponctuellement les horaires, autoriser des échanges ou inciter à poser des congés. Ces mesures, en plus de limiter les comportements de contournement, renforcent la confiance et montrent que flexibilité et performance peuvent cohabiter. Dans ce contexte, la compétition devient ainsi une opportunité pour les entreprises de renforcer leur engagement envers leurs employés.
Pour en savoir plus sur les enjeux de la gestion du temps et du bien-être au travail, consultez nos articles : Travail de Nuit : quelles règles ? Quelle majoration ?, Full remote : l’impact de la culture d’entreprise sur la santé mentale ou encore Comment réussir la Coupe du Monde au travail sans sacrifier la productivité ?. La clé du succès réside dans l’adaptation, afin que cette période puisse devenir un levier de fidélisation plutôt qu’une source de tension ou de désengagement.
