Les expérimentations mises en place par France Travail connaissent une nouvelle étape avec trois délibérations adoptées le 28 mai 2026, qui étendent et prolongent jusqu’au 31 mai 2028 ces dispositifs d’aide à la formation des demandeurs d’emploi. Ces délibérations concernent la rémunération de fin de formation (RFF), la rémunération de formation de France Travail (RFFT) ainsi que l’aide à la mobilité versée par France Travail. L’objectif est de rendre ces dispositifs plus accessibles et d’encourager la reprise ou le maintien en formation pour les publics les plus fragilisés.
Ces ajustements permettent d’élargir le spectre des bénéficiaires. En effet, un demandeur d’emploi en formation qui ne dispose pas de droits suffisants à l’assurance chômage, à l’allocation de sécurisation professionnelle ou à l’allocation des travailleurs indépendants peut continuer à percevoir l’aide via la RFF. Par ailleurs, lorsque le demandeur d’emploi ne peut prétendre à aucune allocation déjà versée par France Travail à la veille de son entrée en formation, il peut bénéficier de la RFFT sous certaines conditions. Ces mesures visent ainsi à sécuriser financièrement les parcours de formation et à réduire les obstacles liés aux coûts de déplacement ou d’hébergement.
Ces dispositifs expérimentaux sont prolongés pour continuer à soutenir les demandeurs d’emploi dans leurs parcours de formation jusqu’en 2028, notamment en cas de formations financées ou cofinancées par le CPF ou par des partenaires régionaux.
La prolongation concerne aussi l’aide à la mobilité. Les demandeurs d’emploi en recherche d’emploi ou en reprise d’emploi ou entrant en formation peuvent bénéficier d’un soutien financier couvrant les frais de déplacement, d’hébergement et de repas. Ces aides sont versées sous condition, lorsque la formation est validée par France Travail, qu’elle est financée par le CPF, par des fonds propres du demandeur ou par un tiers partenaire dans un cadre régional. La limite de durée de ces formations reste fixée à 12 mois, sauf situations spécifiques où un plafond annuel d’engagement est également prévu pour les financements issus de partenaires extérieurs, hors État et Conseil régional.
En résumé, ces délibérations manifestent une volonté renforcée d’accompagner les demandeurs d’emploi dans leurs parcours de formation, en tenant compte des divers dispositifs d’aide et en favorisant la coordination entre acteurs publics et partenaires régionaux.
