Pour l’année 2026, la journée de solidarité tombe précisément le lundi 25 mai, qui coïncide avec le lundi de Pentecôte. Si cette date demeure un jour férié légal en France, il est essentiel de préciser que cela ne signifie pas nécessairement qu’elle sera chômée dans toutes les entreprises. En effet, selon Service-public.fr, seul le 1er mai est obligatoirement un jour chômé. Le lundi de Pentecôte, bien qu’étant une fête légale, peut faire l’objet de décisions différentes selon les secteurs et les accords internes à chaque entreprise.
La nuance importante réside dans le fait qu’un jour férié n’est pas forcément un jour non travaillé. En pratique, un employeur peut décider, en fonction de ses règles internes ou des accordscollectifs en vigueur, si l’entreprise maintient le chômage de ce jour ou si elle l’inclut dans ses journées de travail. Cela implique une vigilance particulière pour les responsables des ressources humaines, qui doivent s’assurer de la conformité des pratiques avec les textes applicables et de la communication auprès des salariés.
Le 25 mai doit être clarifié tôt pour éviter toute confusion : statut du jour, modalités de la journée de solidarité, règles de rémunération, tout doit être explicitement défini.
Lorsqu’il s’agit de la journée de solidarité, celle-ci ne doit pas forcément coïncider avec le lundi de Pentecôte. Depuis 2008, les entreprises ont la possibilité de retenir un autre jour, un jour de RTT ou même fractionner sept heures de travail. Si le 25 mai est retenu comme journée de solidarité, les salariés devront effectuer une journée de travail, bien que ces heures ne soient pas rémunérées au-delà de sept heures, sauf dispositions plus favorables dans l’entreprise. Dans ce contexte, il est crucial pour les employeurs de planifier cette journée à l’avance, de définir si elle sera travaillée ou non, et d’en informer les salariés par tous moyens appropriés.
Le cadre juridique autour de cette journée reste inchangé en 2026 : elle est fériée, mais peut être travaillée si l’employeur le décide. La nouveauté réside avant tout dans la nécessité pour les entreprises de préciser cette organisation dès que possible afin d’éviter toute ambiguïté ou malentendu. La communication sur le sujet doit couvrir trois points essentiels : le statut du jour, la modalité retenue pour la journée de solidarité, et les modalités de rémunération, pour assurer la sécurité juridique et la conformité des pratiques.
