La fonction publique française renforce son engagement pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes à travers la mise en place d’un index de rémunérations et d’autres mesures concrètes. Ce dispositif vise à promouvoir la transparence dans la gestion des rémunérations et à encourager chaque employeur public à agir activement pour réduire les écarts salariaux, un enjeu majeur en matière d’égalité au sein de l’administration publique.
L’index des rémunérations, qui doit être publié chaque année par les employeurs gestionnaires d’au moins 50 agents, fournit un indicateur global sur 100 points. Il se base notamment sur les écarts de rémunération entre les sexes, la proportion de femmes et d’hommes promus ou accédant aux postes les mieux rémunérés. Ce classement concerne aussi bien les départements ministériels que les établissements publics, régions, communes ou encore les établissements de santé et médico-sociaux, conformément aux articles L.132-9-5 et suivants du Code général de la fonction publique.
Les mesures engagées par la fonction publique visent à rendre l’égalité réelle accessible à tous et à assurer une meilleure transparence, avec en ligne de mire la suppression des écarts de rémunération entre femmes et hommes.
Pour faciliter le calcul de cet index, la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) met à disposition des tableurs spécifiques pour l’État, destinés à évaluer précisément chaque indicateur. Ces outils permettent aux employeurs publics d’établir une base de suivi de leurs progrès et de définir des actions correctives en cas de dérives, inscrites dans un plan d’action “égalité professionnelle”.
Ce plan d’action, obligatoire, prévoit également la création d’un fonds dédié à l’égalité professionnelle, destiné à cofinancer des campagnes de sensibilisation et des programmes d’accompagnement, renforçant ainsi la politique d’égalité au sein des administrations. Parmi les mesures phares figurent l’extension des nominations équilibrées dans l’encadrement supérieur, la mise en place d’un dispositif d’avancement équitable ou encore la détection et la résorption des écarts de rémunération.
Les avancées n’oublient pas non plus le volet soutien à la parentalité : la suppression du jour de carence pour les congés maternité, la préservation des droits au sein des congés parentaux ou encore l’extension du bénéfice de la disponibilité de droit jusqu’aux 12 ans de l’enfant. En sus, un effort est porté sur le développement de l’accueil des agents, avec la création de 1000 berceaux supplémentaires pour accompagner les familles et favoriser la conciliation vie professionnelle et vie privée.
