Selon un récent reportage publié le 17 mars 2026, le Département de la Défense américain (DOD) accélère ses efforts pour remplacer l’intelligence artificielle d’Anthropic par ses propres solutions. Cameron Stanley, le responsable de la transformation digitale et de l’IA au sein du Pentagone, a confirmé dans une conversation avec Bloomberg que plusieurs grands modèles de langage (LLM) étaient en cours de développement dans des environnements gérés par le gouvernement. L’objectif est d’avoir rapidement à disposition des outils opérationnels, sans dépendre de partenaires extérieurs comme Anthropic.
Le contrat de 200 millions de dollars signé entre Anthropic et le DOD a été annulé récemment, en raison d’un désaccord majeur sur l’utilisation de l’IA. Anthropic souhaitait inclure une clause empêchant le département de l’utiliser pour la surveillance de masse des citoyens américains ou pour le déploiement d’armes autonomes. De leur côté, les membres du Pentagone ont refusé de céder sur ces points, ce qui a précipité la rupture. En parallèle, OpenAI a conclu un accord avec le ministère, permettant au Pentagone d’accéder à ses technologies. De plus, la société xAI d’Elon Musk a également signé pour l’utilisation de Grok dans des systèmes classifiés, illustrant la volonté du département de s’appuyer sur plusieurs fournisseurs de haute technologie.
La décision de se passer d’Anthropic laisse penser que le Pentagone souhaite désormais s’émanciper de ses partenaires privés, en développant ses propres solutions d’IA pour répondre à ses besoins stratégiques.
Cette évolution stratégique intervient alors que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a désigné Anthropic comme un « risque dans la chaîne d’approvisionnement », une classification habituellement réservée à des acteurs étrangers potentiellement hostiles. En conséquence, des restrictions strictes empêchent désormais les entreprises collaborant avec le Pentagone de travailler également avec Anthropic. La société n’a pas tardé à contester cette décision devant la justice, tentant de faire lever cette interdiction qui limite considérablement ses opportunités de partenariat avec le secteur militaire.
En résumé, le paysage de la défense américaine semble s’orienter vers une autonomie accrue dans le domaine de l’intelligence artificielle, signant la fin d’une collaboration avec Anthropic. Le développement de solutions internes ou la sélection d’autres partenaires comme OpenAI et xAI montre la priorité donnée par le Pentagone à la souveraineté technologique et à la sécurité nationale.
