L’Armée américaine annonce un contrat avec Anduril d’une valeur allant jusqu’à 20 milliards de dollars

L’Armée américaine a annoncé tard vendredi avoir signé un contrat de dix ans avec la startup technologique de défense Anduril, pouvant atteindre une valeur de 20 milliards de dollars. Ce contrat, qui débute par une période de cinq ans appelée « période de base », offre également une option pour prolonger l’accord de cinq années supplémentaires. Il comprend la livraison de matériel, de logiciels, d’infrastructures et de services pour moderniser les capacités militaires américaines.

Selon l’annonce officielle, ce partenariat représente une consolidation de plus de 120 actions d’achat distinctes auparavant dispersées, désormais regroupées dans un seul contrat d’entreprise globale. Le Département de la Défense souligne l’importance croissante du logiciel sur le champ de bataille moderne, avec Gabe Chiulli, le directeur de la technologie à l’Office du chef de l’information du DoD, déclarant : « Pour conserver notre avantage, nous devons pouvoir acquérir et déployer des capacités logicielles avec rapidité et efficacité. »

Fondée par Palmer Luckey, connu pour avoir vendu Oculus à Facebook (aujourd’hui Meta), Anduril s’est rapidement imposée dans le secteur de la defense technologique. Après avoir été victime de controverses liées à ses positions politiques, Luckey a affirmé que ses idées pour réinventer l’armée américaine avec des drones autonomes, des jets de combat sans pilote, des sous-marins et autres engins, ont été fortement soutenues par la seconde administration Trump. La société, dont le nom rappelle un objet magique dans « Le Seigneur des Anneaux », a réalisé environ 2 milliards de dollars de revenus en 2022, selon le New York Times, et serait en discussion pour une levée de fonds valorisant l’entreprise à 60 milliards de dollars.

La nouvelle alliance entre l’armée et Anduril témoigne de l’impératif de modernisation rapide face à l’évolution des enjeux technologiques sur le champ de bataille.

Cette annonce intervient dans un contexte particulier où le Département de la Défense est en litige avec certains acteurs de l’intelligence artificielle. Par exemple, la société Anthropic a porté plainte contre le DoD pour son désignation comme menace dans la chaîne d’approvisionnement, suite à un échec des négociations contractuelles. Par ailleurs, OpenAI a également dû faire face à la controverse d’un contrat avec le Pentagone, générant des réactions négatives de la part du public et entraînant le départ d’un de ses dirigeants.

Anthony Ha, éditeur du week-end chez TechCrunch, remarque que cette démarche illustre la volonté de l’armée de s’appuyer sur des innovations rapides et avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la technologie autonome, tout en naviguant dans un paysage concurrentiel et réglementaire complexe.

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