La notion de formation tout au long de la vie (FTLV) a longtemps été portée comme une promesse phare d’un système éducatif et professionnel en constante évolution. Cependant, entre héritage historique, montée en puissance des droits individuels et réforme majeure de 2018, la question demeure : la FTLV est-elle aujourd’hui une réalité concrète ou reste-t-elle un idéal inachevé ? Lors d’un récent débat organisé par la Conférence permanente des organismes de formation (CPOF), les acteurs du secteur ont partagé leurs analyses et leurs inquiétudes face à ces enjeux complexes.
Les participants ont mis en lumière les tensions qui traversent actuellement le système de formation. La loi du 5 septembre 2018 a marqué une étape importante en visant à rendre chaque individu acteur de son avenir professionnel. Pourtant, cette ambition se heurte à la montée en puissance des parcours individualisés, qui, tout en offrant une plus grande autonomie, compliquent la cohérence globale du système et la gestion collective des dispositifs de formation. Parliament et acteurs institutionnels semblent ainsi encore peiner à transformer cette promesse en une réalité accessible et efficace pour tous.
“La véritable réussite de la FTLV réside dans sa capacité à conjuguer individualisation et cohérence collective.”
Les échanges ont également souligné que si la volonté politique est présents, la mise en œuvre pratique reste souvent confinée à des marges d’amélioration importantes. L’approche personnalisée, tout en étant positive pour l’adaptabilité des parcours, soulève des défis en termes de financement, de pilotage et d’équité. Certains interlocuteurs ont évoqué la nécessité d’assurer un meilleur équilibre entre autonomie accordée à chacun et responsabilité collective pour que la formation tout au long de la vie devienne réellement un fondement du système, plutôt qu’un simple principe en devenir.
En ce sens, il apparaît que si la FTLV a connu des avancées, notamment grâce aux réformes, elle demeure encore un chantier inachevé. La question centrale reste celle de la capacité à faire de cette vision une réalité palpable pour tous les citoyens, quelles que soient leurs situations ou leurs parcours. LaSalle, le rapport entre l’individuel et le collectif, est plus que jamais au cœur des préoccupations pour garantir une transition vers un modèle où la formation continue ne serait pas simplement une promesse, mais une réalité partagée et cohérente. La réflexion continue pour transformer cette ambition en un système véritablement inclusif et efficient.
