Une nouvelle étape importante pour les utilisateurs de VirtualBox sur Linux : Oracle a décidé d’intégrer officiellement le support de KVM comme backend dans son logiciel de virtualisation, marquant la fin d’une longue période de rivalité entre les deux technologies. Jusqu’ici, VirtualBox utilisait principalement son propre module noyau, souvent difficile à maintenir, ce qui posait des limitations et des conflits avec d’autres solutions de virtualisation, notamment KVM.
Ce changement majeur n’a pas été décidé au hasard. Il trouve son origine dans l’initiative d’une startup allemande, Cyberus Technology, qui a développé en 2024 une implémentation open source permettant à VirtualBox d’utiliser KVM comme backend. C’est cette contribution qui a finalement incité Oracle à intégrer cette solution directement dans le code officiel de VirtualBox, rendant le support de KVM accessible dans ses versions de développement.
L’intégration de KVM dans VirtualBox représente un tournant, car il s’agit de la première étape concrète vers une convergence des solutions de virtualisation sur Linux, facilitant la compatibilité et la stabilité pour les utilisateurs.
Pour l’instant, cette nouvelle option n’est disponible qu’en version de test dans les dépôts Git et les builds de développement. Elle permet d’activer le backend KVM lorsque le module noyau traditionnel de VirtualBox rencontre des difficultés ou est désactivé. Cependant, certaines fonctionnalités avancées, comme le réseau NAT étendu ou le mode pont avec VLAN, ne sont pas encore pris en charge via KVM, obligeant à continuer d’utiliser le module propriétaire d’Oracle dans ces cas précis.
Malgré cette adoption de KVM, Oracle conserve ses avantages, notamment pour certains modes réseau, l’émulation précise pour les anciens systèmes d’exploitation ou encore la simulation de périphériques spécifiques. Cela montre que, même si le virage vers KVM est en cours, l’éditeur souhaite offrir une flexibilité optimale à ses utilisateurs, sans tout remettre en question immédiatement.
En somme, cette évolution témoigne d’un mouvement clair vers une standardisation autour de l’hyperviseur du noyau Linux, qui s’estSolidifié ces dernières années avec QEMU/KVM. Pour les utilisateurs réguliers de VirtualBox sous Linux, cette intégration facilite désormais la gestion et la stabilité des environnements virtuels, tout en réduisant les conflits liés au vieillissant module vboxdrv.
Selon les experts, le support officiel de KVM dans VirtualBox devrait être généralisé et stable d’ici à la fin 2026. Oracle semble donc prendre une direction plus ouverte, en phase avec l’évolution du marché et la puissance croissante de Linux en matière de virtualisation, offrant un avenir plus fiable et harmonieux pour ses utilisateurs.
Une convergence naturelle vers KVM indique que l’avenir de la virtualisation sur Linux passera probablement par une intégration plus native, simplifiant la vie des administrateurs et des développeurs.
