Ce début d’année 2026 marque une étape importante dans le domaine du travail et de l’emploi avec de nombreuses nouveautés et réformes qui impactent tant les salariés que les entreprises. Parmi les principales mesures, on note les revalorisations du salaire minimum, avec une augmentation du SMIC de 1,18 %, portant le taux horaire brut à 12,12 € et le salaire mensuel à 1 823,03 €. Par ailleurs, le plafond de la Sécurité sociale connaît une hausse de 2 %, fixant le PASS à 48 060 € et le plafond mensuel à 4 005 €.
Les mesures sociales intégrées dans la loi de finances spéciale et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 apportent également leur lot de changements : suspension de la réforme des retraites de 2023 jusqu’en 2028, refonte du dispositif de cumul emploi-retraite, et limitation des durées d’arrêts de travail à un mois pour une première prescription. La création d’un congé de naissance indemnisé, pouvant durer jusqu’à deux mois par parent, constitue une avancée notable pour le soutien à la parentalité. Cependant, certaines modifications, comme l’augmentation de la contribution patronale sur les indemnités de rupture ou le renforcement des sanctions en cas de travail dissimulé, s’inscrivent dans une logique de contrôle accru des pratiques employeur.
En somme, ces évolutions visent autant à renforcer la protection sociale qu’à encourager une gestion plus responsable des relations de travail.
Une autre innovation majeure réside dans la création du contrat à durée déterminée « de reconversion », instauré pour permettre à un salarié de suivre une formation certifiante dans le cadre d’une période allant de 6 à 36 mois. Ce dispositif, en supprimant notamment le contrat de reconversion ou promotion par alternance (Pro-A), vise à favoriser la montée en compétences tout en assurant une certaine stabilité à l’entreprise et au salarié. Parallèlement, la réduction générale des cotisations patronales évolue vers un système plus dégressif, avec un seuil minimal d’exonération fixé à 2 %, incitant les employeurs à adapter leur politique de rémunération à la réalité économique et sociale.
