Veille sociale avril 2026

Ce mois d’avril s’inscrit dans un contexte social particulièrement animé, marqué par la présentation et l’adoption de plusieurs propositions de loi et mesures visant à renforcer la protection des salariés, à soutenir les entreprises face à la hausse des prix de l’énergie et à ajuster les dispositifs d’indemnisation du chômage. La densité de l’actualité témoigne des enjeux majeurs liés à la protection des droits sociaux et à la gestion économique en contexte international tendu.

Parmi les principales mesures, figurent notamment trois propositions de loi : la première concerne la prévention des violences sexistes et sexuelles au travail, avec un renforcement des obligations pour les employeurs ; la seconde vise à renforcer les droits des parents d’enfants gravement malades ou handicapés, en particulier celui de bénéficier d’un congé de présence parentale et d’un meilleur accompagnement. La troisième réforme touche à l’assurance-chômage, avec une réduction de la durée d’indemnisation pour certains demandeurs, dans le cadre d’un accord conclu par les partenaires sociaux et désormais adopté par le Parlement.

“Ce mois d’avril illustre l’intensification des efforts législatifs pour assurer une protection accrue des salariés tout en soutenant l’économie face aux crises géopolitiques et énergétiques.”

En parallèle, le gouvernement a mis en place un ensemble de mesures pour aider les entreprises impactées par la hausse du prix de l’énergie et les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient. Ces dispositifs incluent des aides sectorielles telles qu’une exonération de droits d’accise pour le carburant, un remboursement pour la pêche, ou encore des reports de cotisations sociales et des facilités fiscales. L’URSSAF a également annoncé la possibilité pour les employeurs de demander des délais de paiement pour leurs cotisations, afin d’alléger leur trésorerie dans cette période difficile.

Les négociations sociales ont permis d’aboutir à un compromis sur la réforme de l’assurance chômage, notamment en ce qui concerne les ruptures conventionnelles. La nouvelle règlementation prévoit une réduction de la durée d’indemnisation pour les demandeurs ayant bénéficié d’une rupture conventionnelle, tout en renforçant l’accompagnement vers l’emploi. La loi a été adoptée par le Sénat et sera soumise à l’approbation de l’Assemblée nationale dans les prochains jours, marquant un pas important vers une gestion plus équilibrée des dépenses de l’assurance chômage.

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