Depuis l’annonce du rachat de VMware par Broadcom, le paysage des infrastructures virtuelles en entreprise connaît une véritable crise d’incertitude. Les prix flambent, les licences évoluent sans préavis, et les clients historiques se retrouvent face à des factures multipliées, suscitant une inquiétude grandissante dans les directions des systèmes d’information. Face à cette situation, une startup française basée à Grenoble, Vates, semble profiter discrètement de cette turbulence. Elle développe depuis 2012 une alternative open source complète à VMware, baptisée Vates VMS.
Ce que j’ai pu constater lors de mes tests dans leur lab dédié, c’est une solution facile à déployer et configuré même pour les novices. Avec trois serveurs HPE Moonshot fournis par Vates, j’ai installé XCP-ng en moins de dix minutes, en configurant simplement le VLAN. La simplicité d’installation et la rapidité du processus illuminent le potentiel de cette plateforme. Leur stack comprend XCP-ng, un hyperviseur bare-metal basé sur Xen, et Xen Orchestra, une interface web moderne et intuitive pour gérer tous les aspects de la virtualisation.
Ils proposent une solution open source entièrement gratuite, hébergée par la Linux Foundation, mais générant des revenus via support et accompagnement, sans licences payantes à la carte.
La disponibilité totale du code sur GitHub, couplée à un support professionnel optionnel, offre un modèle économique transparent pareil à ce qui se fait dans l’univers open source. La dernière version, Xen Orchestra 6, réécrite en Vue.js, propose une interface fluide, moderne, et accessible depuis n’importe quel navigateur. La gestion de VMs, migration, sauvegarde, monitoring, tout est centralisé pour simplifier la vie des administrateurs, même les moins expérimentés.
Vates propose également des outils de migration V2V pour faciliter la transition depuis VMware, avec une compatibilité qui couvre la majorité des usages. Leur solution intègre aussi XRStor, un SAN virtuel basé sur DRBD, permettant de transformer des disques locaux en stockage partagé avec haute disponibilité, évitant ainsi l’investissement dans des solutions SAN coûteuses. Pour les développeurs, l’écosystème est complet avec Terraform, Pulumi, Ansible et une API REST, rendant la plateforme prête pour le cloud-native et l’automatisation avancée.
Ce qui m’a particulièrement convaincu, c’est la cohérence de l’ensemble : tout, de la création de VM aux sauvegardes, en passant par la gestion des snapshots, se fait à partir d’une seule et même interface. La documentation claire, la communauté active, et la présence de grandes références comme la NASA ou l’ANSSI témoignent du sérieux de cette solution. Les administrations françaises, via référencements chez CAIH, CANUT et UGAP, peuvent même se passer de démarches complexes pour adopter cette alternative française et plus économique à VMware.
Une solution open source, simple, économique, et soutenue par une équipe locale, qui pourrait bien bouleverser le marché de la virtualisation en France comme à l’international.
En résumé, si vous cherchez à réduire votre dépendance à VMware tout en conservant une architecture proche, avec la souveraineté numérique en ligne de mire, Vates VMS constitue une excellente option. Avec une version d’essai d’un mois disponible, il est facile de tester cette solution avant de faire un pas décisif. Ce Monsieur Buford sait ce qu’il fait : proposer une alternative française pleine de promesses, économique et robuste, pour bientôt peut-être supplanter le géant américain dans certains secteurs.
Pour finir, cet article, bien qu’évidemment sponsorisé, met en lumière un acteur prometteur. Une solution open source assumée, maintenue par une équipe passionnée, et qui pourrait bien transformer la gestion des infrastructures virtuelles en France – et pourquoi pas, ailleurs dans le monde.
