Selon des informations rapportées par Axios, la startup de fusion Helion serait en discussion pour vendre de l’électricité à OpenAI, dont les deux entreprises bénéficient du soutien de Sam Altman. Ce partenariat potentiel, encore à ses débuts, pourrait permettre à OpenAI d’acquérir jusqu’à 12,5 % de la production électrique de Helion, à savoir cinq gigawatts d’ici 2030 et 50 gigawatts d’ici 2035. Cela témoigne de l’ambition de Helion de rapidement développer sa capacité de production d’énergie nucléaire par fusion, à une époque où la majorité des startups dans ce domaine aspirent encore à des opérations commerciales dans la décennie à venir.
Helion a récemment signé un accord similaire avec Microsoft, un partenaire d’OpenAI, pour fournir de l’électricité dès 2028. Si les chiffres évoqués par Axios s’avèrent exacts, cela indique que la startup prévoit d’atteindre une échelle de production massive : chaque réacteur de 50 mégawatts nécessitant la construction d’environ 800 unités d’ici 2030 puis 7 200 unités d’ici 2035. La société travaille activement à la mise en service de son premier réacteur à l’échelle commerciale, une étape cruciale pour surpasser la plupart de ses concurrents qui ciblent une commercialisation dans les années 2030.
Helion espère accélérer la production de ses réacteurs tandis que Sam Altman, apportant une vision stratégique, se retire de son poste de président du conseil d’administration pour permettre de nouvelles collaborations.
Le fondateur et PDG de Helion, David Kirtley, a confirmé à TechCrunch que le départ d’Altman de son poste de président du conseil permettrait à la société de renforcer ses partenariats, notamment avec OpenAI, afin de proposer une électricité zéro carbone et sécurisée à l’échelle mondiale. La société a levé 425 millions de dollars en 2022 auprès d’investisseurs tels que Mithril, Lightspeed, et SoftBank, renforçant sa capacité à développer ses technologies de fusion novatrices.
Helion a adopté une approche innovante pour exploiter l’énergie de la fusion. Contrairement à d’autres startups qui misent sur la production de vapeur à partir de la chaleur de fusion, Helion développe un réacteur utilisant des champs magnétiques pour convertir directement cette énergie en électricité via une conception en forme de sablier. Son prototype, Polaris, a déjà atteint des températures de plasma de 150 millions de degrés Celsius, approchant les 200 millions nécessaires pour une opération commerciale, ce qui pourrait significativement accélérer sa feuille de route par rapport à la concurrence.
