Projet de reprise de l’usine Brandt : « C’est une proposition assez partielle », nuance Marc Ferracci, ancien ministre chargé de l’Industrie

Le groupe électroménager Brandt, placé en liquidation judiciaire, pourrait connaître une issue favorable grâce à un projet de reprise ciblé sur son site d’Orléans. Selon les informations recueillies, Thomson Computing envisage de reprendre une partie des activités, ce qui permettrait de sauver environ 150 emplois sur les 350 que compte le site. Ce projet s’inscrit dans un contexte de difficultés économiques pour le groupe, confronté à une restructuration nécessaire pour assurer sa survie.

Ce projet de reprise soulève cependant des interrogations quant à sa portée réelle. Marc Ferracci, ancien ministre chargé de l’Industrie, souligne que cette proposition semble limitée : « C’est une proposition assez partielle » a-t-il commenté, affirmant que de telles initiatives doivent s’inscrire dans une stratégie globale pour garantir la pérennité du groupe et préserver un nombre significatif d’emplois. La question demeure de savoir si cette reprise partielle pourra répondre aux enjeux structuraux auxquels fait face le groupe Brandt.

Les discussions autour du plan de relance du site d’Orléans se poursuivent, notamment entre les représentants du groupe et les syndicats. La priorité reste de maintenir une activité viable, tout en minimisant les pertes d’emplois. La proposition de Thomson Computing, bien qu’encourageante pour certains salariés, ne satisfait pas forcément tous les acteurs impliqués. Des garanties additionnelles et une vision stratégique plus large semblent nécessaires pour sécuriser l’avenir du site.

La reprise partielle proposée par Thomson Computing pourrait sauver une partie des emplois, mais reste insuffisante sans un plan plus global.

En attendant, la situation de Brandt continue de faire l’objet d’un vif débat, tandis que les employés et leurs représentants espèrent une solution durable. Le gouvernement, activement mobilisé, reste favorable à toute initiative favorisant la maintien de l’activité économique et des emplois dans la région. La ligne de front reste ouverte pour des négociations supplémentaires, en espérant que cette opération pourra servir de levier pour une restructuration efficace du groupe.

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