Peut-être que les agents d’IA peuvent devenir avocats après tout

Le mois dernier, nous avions évoqué le nouvel indicateur de performance mis en place par Mercor, qui mesure la capacité des agents d’intelligence artificielle à réaliser des tâches professionnelles telles que l’analyse juridique ou d’entreprise. À cette époque, les résultats étaient décevants, avec tous les principaux laboratoires de recherche affichant un score inférieur à 25 %, laissant penser que les avocats étaient, pour l’instant, à l’abri du remplacement par l’IA. Cependant, les progrès dans ce domaine ne cessent d’accélérer, comme le montre la dernière sortie de l’Anthropic’s Opus 4.6, qui bouleverse rapidement le classement des intelligences artificielles.

La nouvelle version d’Opus 4.6 a enregistré un score juste en dessous de 30 % lors de tests en une seule étape, mais a atteint en moyenne 45 % lorsque l’IA a eu plusieurs tentatives pour résoudre les problèmes. La mise à jour comprenait également plusieurs fonctionnalités innovantes, comme les « agent swarms » (essaims d’agents), qui pourraient avoir facilité la résolution de tâches complexes en plusieurs étapes. Ces progrès remarquables témoignent que le rythme d’amélioration des modèles fondamentaux d’IA ne montre aucun signe de ralentissement, et Mercor indique une progression spectaculaire, Brendan Foody, son PDG, commentant : « Passer de 18,4 % à 29,8 % en quelques mois, c’est incroyable. »

Si ce pont notable vers une meilleure performance reste éloigné d’un taux de réussite parfait de 100 %, cette avancée marquante oblige à revoir le niveau de confiance que les avocats pouvaient encore avoir dans leur invulnérabilité face à la machine. La progression rapide des capacités des agents d’IA soulève la question de leur possible emploi dans des secteurs professionnels traditionnellement disputés par l’humain, notamment le droit. Cette évolution pousse ainsi à reconsidérer la place, voire la nécessité, pour les juristes d’intégrer ces nouvelles technologies dans leur pratique quotidienne.

Les avocats doivent désormais envisager l’IA comme un outil plutôt que comme une menace potentielle, étant donné les progrès rapides réalisés dans ce domaine.

Ce changement de paradigme ne se limite pas au legal tech mais touche l’ensemble des secteurs où la compétence humaine est jusqu’ici considérée comme irremplaçable. La rapidité des avancées en intelligence artificielle oblige professions et institutions à réévaluer leurs stratégies face à des agents qui, demain, pourraient exécuter un certain nombre de tâches jadis réservées aux experts humains.

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