Le métavers, longtemps considéré comme l’un des grands chocs technologiques à venir, semble momentanément entrer dans une phase de pause ou de recul. Après avoir suscité de multiples espoirs en 2022, notamment dans le secteur de la formation et de l’industrie, il revient aujourd’hui dans l’actualité sous l’impulsion d’un rapport publié par l’Organisation professionnelle des industries consolidées, des idées et de l’innovation en environnement et en construction (Opiiec). Ce rapport met en lumière l’état actuel de l’écosystème français du métavers, en explorant aussi bien les entreprises en charge de sa conception que l’offre de formations et de certifications disponibles pour accompagner son développement.
Et pourtant, en novembre 2022, le métavers semblait encore en plein essor. Le Centre Inffo, référence dans le domaine de la formation professionnelle, y avait consacré plusieurs articles tout au long de l’année, évoquant son potentiel dans la transformation numérique et la formation des salariés. Cependant, l’apparition de ChatGPT 3.5 en novembre 2022, avec ses performances impressionnantes en intelligence artificielle, a quelque peu éclipsé l’engouement initial pour les univers virtuels, créant une sorte de mode pause dans leur développement. À ce jour, le métavers ne s’est pas encore généralisé de manière massive, et son avenir reste incertain.
Le métavers demeure un secteur qui pourrait évoluer rapidement, mais il semble pour l’instant en attente de nouvelles impulsions majeures pour réinvestir le devant de la scène.
Selon le rapport de l’Opiiec, l’écosystème français se compose de plusieurs acteurs clés. Parmi eux, des entreprises innovantes spécialisées dans la création d’espaces virtuels, la réalité augmentée ou encore la formation immersive. La France dispose également d’une offre de formation spécifique pour former les professionnels aux compétences nécessaires dans ce domaine, avec des certifications en développement de contenus, en gestion de projets immersifs ou encore en design d’environnements virtuels. Ce contexte favorable pourrait, à terme, soutenir la relance d’un secteur qui, malgré tout, demeure prometteur en termes de potentiel d’innovation et d’opportunités économiques.
En conclusion, si le métavers semble actuellement en pause, son importance stratégique et ses promesses d’innovation ne sont pas remises en question. Le rapport de l’Opiiec rappelle que la relance dépendra sans doute de l’adaptation des entreprises et des formations, ainsi que de la capacité du secteur à capitaliser sur les avancées technologiques et à répondre aux nouveaux besoins du marché. La France dispose ainsi de tous les atouts pour relancer cette ambition, mais le chemin reste encore à tracer pour que le métavers retrouve pleinement son rôle dans l’économie de demain.
