Au 1er janvier 2026, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) a été revalorisé conformément aux règles légales en vigueur, avec une hausse de 1,18 %. Cette augmentation vise à préserver le pouvoir d’achat des salariés face à l’inflation persistante. Elle concerne l’ensemble des salariés rémunérés au salaire minimum, qu’ils soient en contrat à durée déterminée ou indéterminée, et s’applique à toutes les formes de rémunération. Le SMIC constitue un socle minimal de revenus, garantissant une rémunération horaire minimale à tous les travailleurs.
La revalorisation du SMIC repose sur deux critères principaux fixés par le Code du travail. Elle tient compte de l’inflation subie par les ménages modestes, ainsi que de l’évolution des salaires ouvriers et employés. À partir du 1er janvier 2026, le SMIC horaire brut atteint 12,02 euros, tandis que le SMIC mensuel brut pour un horaire de 35 heures s’élève à 1 823,03 euros. Le montant net estimé s’établit à 1 443,11 euros par mois, représentant un gain mensuel d’environ 16,83 euros pour les salariés. Cette revalorisation est valable en métropole ainsi que dans les territoires d’outre-mer.
Toutefois, les syndicats déplorent l’absence d’un coup de pouce supplémentaire, estimant cette augmentation insuffisante face à la progression des travailleurs pauvres.
En parallèle, la prime d’activité, dispositif clé pour soutenir les travailleurs aux revenus modestes, connaît également des changements en 2026. Elle demeure un filet de sécurité face à la hausse du coût de la vie, en rémunérant notamment les salariés, apprentis et indépendants. Le calcul de cette prime devient plus complexe avec l’introduction de la solidarité à la source et de France Travail, incitant à attendre le recalcul prévu pour le 1er avril pour obtenir une estimation précise. La prime pourrait augmenter entre 615 et 625 euros, en intégrant l’inflation observée début 2026, avec un calcul basé sur un forfait, une part des revenus, et une bonification, tous influencés par la situation familiale et les aides perçues.
Les évolutions des aides sociales, telles que l’AAH, le RSA, et les allocations familiales, seront aussi revues à la hausse pour suivre l’inflation, assurant un soutien renforcé aux ménages fragilisés.
Les allocations telles que l’AAH (Allocation aux adultes handicapés) et l’ASS (Allocation de solidarité spécifique) verront leurs montants légèrement augmenter, atteignant respectivement environ 1 042,62 euros et 19,50 euros par jour, traduisant une hausse d’environ 9 euros par mois pour l’AAH. Le RSA pour une personne seule pourrait atteindre 652,34 euros, et pour un couple sans enfant jusqu’à 978,51 euros. Les allocations familiales continueront à varier selon le nombre d’enfants et les ressources du foyer, avec notamment une augmentation de l’allocation de rentrée scolaire et des aides pour l’éducation des enfants. Ces ajustements seront effectifs à partir d’avril 2026, avec un versement prévu vers le 5 mai, permettant aux bénéficiaires de bénéficier de ces nouvelles montants après quelques semaines de délai.
