Dans un contexte marqué par des tensions croissantes dans le recrutement de professionnels du secteur sanitaire, social et médico-social, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a publié un rapport alarmant sur l’attractivité de ces métiers. Lors d’une mission spécialisée, l’Igas a souligné une situation « préoccupante » concernant notamment plusieurs métiers clés, où la demande explosion tandis que l’offre diminue sensiblement.
Ce constat met en lumière un décalage critique : alors que les besoins en soins et accompagnements ne cessent d’augmenter, le nombre de personnes formées ou diplômées apparaît insuffisant pour faire face à cette croissance. Par exemple, entre 2012 et 2023, le nombre d’infirmières diplômées est passé de 26 447 à 24 215, malgré une augmentation de la population française de plus de 2 millions d’habitants durant cette période. Ce déclin en formation pose un problème majeur pour la prise en charge des patients et des usagers, risquant d’accroître encore les tensions dans le système.
Les autorités appellent à une formation massive de nouveaux professionnels pour pallier ces déficits criants et assurer la continuité des soins et de l’accompagnement.
En réponse à cette situation critique, l’Igas recommande de mettre en œuvre une stratégie nationale visant à former en grande quantité de nouveaux professionnels du secteur. Cette recommandation s’inscrit dans une volonté de redynamiser l’attractivité des métiers du sanitaire, social et médico-social, préoccupée par la diminution du nombre de diplômés et la difficulté à attirer de nouveaux talents. La nécessité d’adopter des mesures incitatives, d’accroître les capacités de formation et de valoriser ces carrières est désormais au cœur des débats.
Pour illustrer ces enjeux, plusieurs acteurs du secteur plaident pour une refonte des filières de formation et une meilleure reconnaissance des compétences. La situation appelle à une mobilisation collective pour éviter une crise structurelle qui pourrait compromettre l’avenir du système de soins et d’accompagnement en France. La situation demeure donc fragile, nécessitant une réponse rapide et efficace, sous peine d’aggraver encore la pénurie de professionnels qualifiés dans les années à venir.
