Le procès d’Elon Musk contre OpenAI aura lieu devant un jury en mars

Le 8 janvier 2026, une nouvelle importante concernant le secteur de l’intelligence artificielle a été annoncée : le procès intenté par Elon Musk contre OpenAI sera inscrit à l’ordre du tribunal avec une date de début prévue pour mars. La juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a confirmé qu’il existait des preuves substantiellement favorables à la thèse de Musk, qui accuse OpenAI d’avoir violé ses engagements contractuels initiaux. La décision, prise après une évaluation des faits, marque une étape cruciale dans cette affaire qui agite le monde de la tech et de l’IA.

Elon Musk, qui a été un des premiers soutiens financiers et co-fondateur d’OpenAI, a lancé une action en justice en 2024, dénonçant la transformation de l’organisation à but non lucratif en une entité à but lucratif. Selon lui, l’équipe dirigeante aurait trahi la mission originelle de l’organisation, qui était de développer une IA bénéfique pour l’humanité. Musk, également à la tête de la société xAI, a déclaré que ses investissements initiaux, notamment environ 38 millions de dollars, ainsi que sa crédibilité et son accompagnement, avaient été confiés à des assurances sur le respect de la forme non lucrative d’OpenAI.

Musk cherche désormais à obtenir des dommages et intérêts pour ce qu’il considère comme des gains mal acquis par OpenAI, en s’appuyant sur des preuves d’assurance initiales de maintien du statut non lucratif.

OpenAI, qui avait commencé ses activités en 2015 en tant que laboratoire de recherche à but non lucratif, a décidé en 2019 de créer une filiale à but lucratif dotée d’un modèle de “profit plafonné”. Cette restructuration visait à attirer des investissements importants pour accélérer la croissance, notamment pour attirer les meilleurs talents. Malgré la conversion officielle en société à but lucratif, OpenAI a aussi constitué une nouvelle structure en octobre 2025, devenue une “Public Benefit Corporation”, tout en conservant une participation de 26 % pour l’organisation d’origine. Musk a depuis critiqué vivement cette évolution, qu’il qualifie de trahison des principes initiaux.

Alors qu’OpenAI a rejeté de façon catégorique ces accusations, déclarant que la plainte de Musk était « infondée » et relevant d’un « harcèlement constant », la juge Gonzalez Rogers a indiqué que les preuves suggèrent que les dirigeants d’OpenAI ont fait des assurances visant à garantir le maintien de la structure initiale non lucrative, ce qui pourrait renforcer le cas de Musk lors du procès à venir. La procédure judiciaire, dont l’ouverture est spatialisée pour mars, pourrait marquer un tournant dans la régulation des grandes entreprises de l’intelligence artificielle et dans la manière dont ces structures équilibrent profit et mission.

Ce procès pourrait avoir des implications majeures pour la gouvernance des entreprises d’IA, en soulignant la nécessité de respecter les promesses faites lors de leur création.

Pour plus d’informations, vous pouvez suivre les actualités sur TechCrunch, où la journaliste Rebecca Bellan rapporte en détail cette affaire. La décision d’aller en jury constitue une étape décisive, et le procès devrait attirer l’attention du secteur tech international, car il soulève des questions fondamentales sur l’éthique, la transparence, et la gouvernance des grandes organisations de recherche en IA.

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