Il veut faire d’importantes économies sur les ruptures conventionnelles : après avoir boudé la première rencontre, le Medef participera bien à la négociation assurance-chômage

Selon les informations de BFM Business, le Medef, la première organisation patronale en France, a finalement décidé de participer aux négociations sur la convention d’assurance-chômage. Cette participation intervient après une absence lors de la première réunion organisée le 3 décembre à l’Unédic, l’organisme paritaire responsable de la gestion de l’assurance-chômage. La principale thématique de ces négociations portera sur les ruptures conventionnelles, un sujet clé dans le contexte des flexibilités du marché du travail.

Le désaccord initial du Medef résidait dans la perception que les objectifs d’économies fixés par le gouvernement étaient trop ambitieux. La lettre de cadrage, initialement envoyée par l’ancien Premier ministre François Bayrou en août dernier, visait à réaliser entre 2 et 2,5 milliards d’euros d’économies par an entre 2026 et 2029. Cependant, suite à la contestation du patronat, le gouvernement a revu ses ambitions à la baisse, visant désormais au moins 400 millions d’euros d’économies dès 2026, en concentrant les efforts sur les ruptures conventionnelles individuelles.

Le gouvernement doit donc concilier ses objectifs d’économies avec les demandes du patronat, qui réclame un montant quatre fois supérieur pour atteindre cet objectif.

Dans un courrier récent, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a recentré la négociation sur ces ruptures conventionnelles, en s’engageant à atteindre l’objectif d’économies fixé à 400 millions d’euros, tout en précisant que ces économies seraient visibles dès 2026. Le Medef, la CPME et l’U2P ont quant à eux insisté sur la nécessité d’atteindre une réduction d’un milliard d’euros, notamment en ajustant certains paramètres tels que la durée minimale pour bénéficier des allocations ou la durée d’indemnisation. La divergence entre le gouvernement et le patronat persiste, mais la participation du Medef à ces négociations montre sa volonté de peser sur le processus.

Pour conclure ces négociations, l’objectif du gouvernement est d’obtenir un accord signé avant la fin du mois de janvier 2026. La question centrale reste de savoir si un compromis pourra être trouvé entre la nécessité de réaliser des économies substantielles et la volonté des partenaires sociaux de préserver un certain équilibre dans les dispositifs d’assurance-chômage. La prochaine étape sera cruciale pour déterminer la trajectoire future de ce régime social essentiel pour l’économie française.

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