Le gouvernement français a annoncé une mise à jour du salaire minimum de croissance (Smic) qui prendra effet à partir du 1er janvier 2026. Cette décision intervient dans un contexte économique marqué par la nécessité d’ajuster le pouvoir d’achat des travailleurs face à l’inflation et aux changements du marché du travail.
Concrètement, le montant brut du Smic sera porté à 12,02 euros l’heure en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, ainsi qu’à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. En revanche, à Mayotte, le SMIC horaire sera fixé à 9,33 euros. Par ailleurs, le montant du minimum garanti, un plafond en-dessous duquel aucun salaire ne doit passer, sera maintenu à 4,25 euros. Ces ajustements reflètent la volonté d’adapter la rémunération minimale aux réalités économiques de chaque territoire.
Ce nouveau barème du Smic concerne aussi bien les salariés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation que ceux impliqués dans un projet de transition professionnelle sur leur temps de travail. Le décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 officialise cette hausse et précise ses modalités d’application. En particulier, il vise à garantir une rémunération juste et équitable pour toutes les catégories de travailleurs concernés par ces dispositifs.
Le relèvement du Smic traduit l’engagement du gouvernement à soutenir le pouvoir d’achat tout en s’adaptant aux spécificités territoriales et professionnelles.
Ce mouvement de hausse intervient également dans un contexte où la rémunération minimum joue un rôle central dans la définition des conditions salariales pour une multitude de dispositifs de formation et d’insertion professionnelle. Il s’inscrit dans une politique plus large de valorisation du travail et de lutte contre la précarité, en particulier pour les secteurs les plus vulnérables.
Pour suivre l’impact de cette évolution, il sera important d’observer comment cette augmentation influence non seulement le niveau de vie des salariés concernés, mais aussi les dynamiques de l’emploi et de la formation professionnelle dans les mois à venir.
