Le 2 mars, Force Ouvrière (FO) a confirmé sa décision de signer le projet d’accord sur l’assurance chômage, conclu le 25 février dernier. Cet accord prévoit notamment une réduction de la durée maximale d’indemnisation pour les chômeurs de moins de 55 ans ayant bénéficié d’une rupture conventionnelle, passant de 18 à 15 mois. FO a publié un communiqué expliquant que cette décision s’inscrivait dans une volonté de préserver l’équilibre du régime tout en permettant de réaliser des économies significatives.
Ce compromis a été largement soutenu par les autres partenaires sociaux, notamment les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) ainsi que la CFDT et la CFTC. En revanche, la CGT et la CFE-CGC ont recommandé à leurs instances de ne pas signer cet accord, jugeant qu’il portait atteinte aux droits des demandeurs d’emploi. Les négociateurs de FO, quant à eux, ont insisté sur le fait qu’il n’était pas question de rouvrir une renégociation globale de la convention ni de revenir sur l’équilibre du régime, argumentant que « les droits et le périmètre actuel du régime sont préservés ».
Le texte ne s’écarte pas du périmètre fixé par le gouvernement, qui vise à réaliser près d’un milliard d’euros d’économies par an en régime de croisière à partir de 2030.
Ce pacte social intervient à la veille de la transposition législative du texte, qui doit encore être validée par le Parlement avant le 23 mars, date limite fixée pour sa signature officielle. Selon le gouvernement, l’accord permettrait de dégager en moyenne 500 millions d’euros d’économies par an, ce qui constitue une étape importante dans la réduction des dépenses de l’assurance chômage. Le patronat, ayant renoncé à certaines revendications telles que la dégressivité de l’indemnisation pour les ruptures conventionnelles, a contribué à faciliter la finalisation de cet accord, notamment en remettant à 2028 la réforme des intermittents du spectacle.
La signature de cet accord sonne la fin d’un processus négocié complexe, dans lequel chaque acteur a défendu ses positions. FO, tout en soutenant les mesures d’économie, a insisté sur la nécessité de préserver le cadre protecteur des demandeurs d’emploi, affirmant que « la situation financière de l’assurance chômage ne doit pas se faire au détriment des droits des salariés ». La mise en place de ces nouvelles dispositions doit encore faire l’objet de discussions législatives, mais leur adoption sonne la fin d’une étape majeure dans la réforme du système d’indemnisation en France.
