La fonction publique française intensifie ses efforts pour promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, notamment à travers la mise en place de l’index des rémunérations. Cet outil vise à accroître la transparence en matière de rémunération et à encourager les employeurs publics à agir contre les écarts de salaire persistants. La mesure concerne principalement les employeurs publics qui gèrent au moins 50 agents, tels que les départements ministériels, les établissements publics de l’État, ainsi que les collectivités territoriales et certains établissements de santé ou médico-sociaux.
Ce dispositif se présente sous la forme d’une note sur 100, calculée à partir d’indicateurs relatifs aux rémunérations, aux promotions et à l’accès aux postes mieux rémunérés. Ces indicateurs incluent, entre autres, la rémunération des agents, leur évolution professionnelle et la répartition dans les postes à haute rémunération. Chaque année, ces employeurs doivent publier ces indicateurs et les actions entreprises pour réduire les écarts de rémunération entre femmes et hommes, contribuant ainsi à une meilleure transparence et à une responsabilisation accrue en matière d’égalité professionnelle.
La transparence et la prise d’engagements concrets sont essentielles pour faire progresser l’égalité dans la fonction publique.
Pour accompagner ces objectifs, la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP) fournit deux tableaux de calculs spécifiques aux départements ministériels et aux établissements publics, permettant aux employeurs de mesurer précisément leur index de rémunération. Par ailleurs, la loi impose aux employeurs la réalisation d’un plan d’action “égalité professionnelle”, incluant notamment des mesures pour résorber les écarts, sous peine de sanctions financières. Un fonds dédié a également été créé pour financer des actions de sensibilisation et d’accompagnement variées dans ce domaine.
Ces mesures renforcent notamment le dispositif des nominations équilibrées dans les postes de direction et dans l’encadrement supérieur, ainsi que la mise en place d’un système d’avancement professionnel prenant en compte la situation respective des femmes et des hommes. Dans cette dynamique, la fonction publique s’engage aussi à déployer des outils permettant d’identifier et de résorber rapidement les écarts de rémunération, contribuant ainsi à une meilleure égalité dans les parcours professionnels.
En résumé, cet ensemble de mesures montre que la fonction publique ne se contente pas de promouvoir l’égalité sur le papier, mais met en œuvre des actions concrètes pour faire évoluer la réalité. La suppression du jour de carence pour les congés de maladie pendant la grossesse, la préservation des droits à l’avancement durant les congés parentaux ou encore la création de nouveaux berceaux pour les agents témoignent de cet engagement profond en faveur d’un environnement plus équitable. La fonction publique souhaite ainsi jouer un rôle exemplaire dans la société, en avançant vers une égalité réelle et durable.
