Le processus de fusion-acquisition (M&A) est généralement long, coûteux et complexe, même pour les grandes sociétés de capital-investissement disposant de équipes importantes. Outre les heures passées à rencontrer des dirigeants et à modéliser des scénarios financiers, ces firmes dépensent souvent des millions de dollars en conseils externes, tels que des auditeurs, avocats et consultants en gestion. Ces frais ne étant pas remboursés si l’opération est abandonnée, les sociétés de private equity attendent d’être presque sûres de leur intérêt avant d’engager ces experts coûteux pour des recherches approfondies sur le marché ou la société ciblée.
C’est dans ce contexte que la startup DiligenceSquared, issue du cohort Fall 2025 de Y Combinator, propose une solution innovante basée sur l’intelligence artificielle. Fondée par Frederik Hansen et Søren Biltoft, experts en due diligence dans le secteur du private equity, la société utilise des agents vocaux alimentés par l’IA pour réaliser des interviews auprès des clients des entreprises en cours d’évaluation. Hansen, ancien principal chez Blackstone, et Biltoft, ancien leader chez BCG en private equity, s’appuient sur leur expérience profonde pour offrir une recherche commerciale de qualité, à une fraction du coût traditionnel.
“Grâce à l’IA, nous permettons aux firmes de private equity d’accéder à des insights stratégiques auparavant réservés aux grandes décisions, mais à un prix bien plus accessible.”
Depuis son lancement en octobre, DiligenceSquared a déjà réalisé plusieurs projets pour certaines des plus grandes sociétés de private equity et des fonds de taille intermédiaire, selon Hansen. La traction initiale a convaincu Damir Becirovic, ancien partenaire chez Index Ventures, de prendre la tête d’un tour de financement d’amorçage de 5 millions de dollars, piloté par son nouveau fonds de capital-risque, Relentless. La solution proposée par DiligenceSquared consiste à utiliser des agents vocaux pour mener des interviews et collecter des données auprès des clients des entreprises ciblées, ce qui permet de réduire considérablement les coûts par rapport aux recherches classiques menées par des cabinets comme McKinsey, Bain ou BCG, où les dépenses peuvent atteindre 1 million de dollars pour une étude approfondie.
En assurant la vérification de la qualité par des consultants humains, la startup garantit la fiabilité de ses analyses tout en maintenant un prix attractif, autour de 50 000 dollars. Ainsi, elle rend accessible des insights stratégiques autrefois réservés aux très grandes transactions. La capacité à intervenir dès les premières phases de réflexion facilite également une distinction importante : les firms de private equity peuvent explorer plus rapidement et à moindre coût de nouvelles opportunités, favorisant un processus d’évaluation plus dynamique et adaptable.
