CPF : ce qu’on peut ou ne peut plus financer en 2026

En 2026, le Compte Personnel de Formation (CPF) subit une série d’évolutions visant à recentrer son utilisation sur des formations réellement utiles à l’emploi. Si le dispositif conserve ses grandes lignes, certaines formations et dépenses ne seront plus éligibles ou deviendront plus difficiles à financer. Selon le site du Service Public, l’objectif est de renforcer l’efficacité du dispositif en privilégiant les formations certifiantes et reconnues par l’État, alignant ainsi le financement sur des besoins professionnels concrets.

Les formations éligibles en 2026 restent majoritairement celles inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles ou au Répertoire spécifique. Elles incluent notamment les formations métiers dans des secteurs tels que le management, l’informatique ou les langues, à condition qu’elles conduisent à une certification ou une qualification reconnue. Le CPF continue également de financer les formations obligatoires liées aux métiers réglementés, ainsi que le bilan de compétences, qui demeure un outil crucial pour analyser ses compétences et envisager une reconversion ou une évolution professionnelle. La validation des acquis de l’expérience (VAE) reste également accessible via le dispositif, permettant d’obtenir une certification grâce à l’expérience, une solution essentielle pour sécuriser les parcours professionnels.

Le CPF reste un levier majeur pour accompagner les transitions professionnelles, avec des outils comme le bilan de compétences et la VAE toujours disponibles en 2026.

De plus, le financement de formations à distance certifiantes, notamment celles qui sont obligatoires ou liées à des évolutions de poste, demeure possible. Autre point important, le CPF peut encore être complété par un financement de l’employeur, pratique simplifiée en 2026 grâce à un cofinancement facilitant l’accès à des formations plus longues ou coûteuses. Ces mesures renforcent le rôle du CPF comme un dispositif central pour soutenir la montée en compétences et la mobilité professionnelle, tout en restant accessible et pertinent dans un contexte économique en mutation.

Le CPF en 2026 se concentre sur le financement de formations certifiantes, tout en limitant ou annulant celui de projets non liés à l’emploi ou non professionnalisants, avec un accent sur l’accompagnement à la reconversion et la sécurisation des carrières.

En revanche, la réforme soulève aussi des restrictions. Le permis de conduire, autrefois facilement financé, voit ses possibilités fortement limitées. Désormais, il n’est plus systématiquement pris en charge par le CPF, sauf dans des cas précis comme pour les demandeurs d’emploi. Le recentrage du dispositif confirme une volonté de privilégier les formations professionnalisantes et celles qui apportent une réelle qualification reconnue par l’État. Par ailleurs, les formations non certifiantes, les formations de loisir ou sans lien direct avec un objectif professionnel seront de plus en plus difficiles à faire financer, afin d’éviter l’utilisation abusive du dispositif.

Une participation financière reste systématiquement exigée dans la plupart des cas, afin de responsabiliser les bénéficiaires et limiter les abus. Ces évolutions traduisent la volonté d’accroître l’impact du CPF en orientant les financements vers des projets concrets d’acquisition de compétences utiles pour le marché du travail. Ainsi, le dispositif reste un outil précieux pour améliorer l’employabilité, mais dans un cadre plus encadré et spécifique qu’auparavant.

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