Le secteur de la formation professionnelle est en pleine mutation, notamment en ce qui concerne les systèmes de contrôle et de régulation. Lors du Club du Droit du 10 décembre, les experts de Centre Inffo ont dressé un état des lieux prospects pour 2026, soulignant une transformation qui se veut plus structurée, cohérente et efficace. Cette évolution s’inscrit dans une volonté de reprendre le contrôle par l’État, après une période marquée par des crises et des ajustements successifs.
Anticiper les contours de l’année suivante devient une tâche de plus en plus complexe pour les acteurs du secteur, notamment en raison de l’instabilité politique persistante et de l’essoufflement des réformes amorcées depuis 2018. La réforme de cette année, déjà fragilisée par des dérives et des audits, a laissé une impression d’incertitude durable, compliquant ainsi la projection à moyen terme. Les juristes de Centre Inffo ont cependant analysé le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi anti-fraude, deux éléments clés pour comprendre la direction que pourrait prendre la réglementation en 2026.
“Deux tendances lourdes s’affirmant : un retrait assumé des dépenses publiques et un net renforcement des contrôles.”
Ces tendances témoignent d’une volonté claire de recentrer les financements publics tout en renforçant la surveillance et la lutte contre la fraude. La réduction des dépenses publiques, mise en avant dans le cadre du PLF, pourrait entraîner une tension entre la nécessité de soutenir la formation et la recherche d’économies budgétaires. Parallèlement, le renforcement des contrôles pourrait se traduire par une surveillance accrue des financements et une répression plus forte des irrégularités, avec des implications importantes pour les organismes de formation et les acteurs du secteur.
Cette évolution pourrait également s’accompagner d’une simplification du cadre réglementaire, permettant une meilleure coordination entre les différentes instances de contrôle. La transformation envisagée vise à bâtir un système plus résilient et plus transparent, capable d’adapter ses mécanismes de contrôle aux enjeux actuels. Si ces changements restent encore en préparation, leur impact pourrait profondément modifier le paysage de la formation professionnelle dans les années à venir, renforçant la confidence dans un secteur en pleine recomposition.
