Lors de l’édition 2025 de Vivatech, le rendez-vous incontournable dédié à l’innovation technologique, Liferay a dévoilé sa vision de l’Intelligence Artificielle intégrative. Cette approche vise à intégrer l’IA de manière cohérente et bénéfique dans le tissu économique et social, en mettant en avant ses potentialités plutôt que ses risques perçus.
Une récente note de la Banque centrale européenne (BCE), publiée le 4 mars 2025, remet en question les idées reçues sur l’impact de l’IA sur l’emploi en Europe. Contrairement à une crainte largement répandue, l’IA ne remplace pas massivement les travailleurs. Au contraire, les entreprises qui utilisent fréquemment cette technologie ont 4% de chances supplémentaires d’embaucher de nouveaux employés, par rapport à celles qui y ont recours de manière sporadique. L’analyse repose sur un sondage réalisé auprès de 3 500 entreprises européennes, illustrant une tendance encourageante quant à l’impact potentiel de l’IA sur le marché du travail.
La réalité montre que, lorsqu’elle est utilisée pour soutenir l’innovation et la R&D, l’IA favorise l’embauche et la création d’emplois, plutôt que leur suppression.
Les résultats de cette étude indiquent également que les entreprises investissant davantage dans l’IA, notamment dans la recherche et le développement, ont tendance à anticiper une augmentation des emplois dans les prochains mois. En revanche, celles qui utilisent l’IA dans une optique de réduction des coûts, notamment pour licencier ou réduire la main-d’œuvre, tendent à diminuer leurs embauches. Ces constats confirment que la finalité de l’utilisation de l’IA – à des fins d’innovation ou de réduction des coûts – influe directement sur ses effets sur l’emploi.
Durant une audition au Parlement européen fin février, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a souligné que si l’investissement dans l’IA se traduisait par une amélioration de la productivité, ses effets sur le marché de l’emploi n’étaient pas encore observable. Elle a aussi insisté sur le fait que cette situation resterait sous surveillance, en soulignant l’incertitude encore présente sur l’impact à long terme de l’IA sur l’économie européenne.
