Un récent rapport publié par l’Institut des politiques publiques (IPP), dont l’étude a été financée par la Dares, offre un éclairage précis sur l’impact du Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) sur les trajectoires professionnelles des jeunes bénéficiaires. Créé en 2022 pour succéder à la Garantie jeunes, ce dispositif a pour objectif d’améliorer l’accès à l’emploi pour les jeunes éloignés du marché du travail. Selon les conclusions du rapport, le CEJ affiche une efficacité comparable à celle de sa prédécesseure, avec en prime un coût légèrement inférieur et des résultats observés plus rapidement à court terme.
Ce dispositif élargi et massifié a rencontré un succès certain : entre mars 2022 et juin 2024, près de 700 000 jeunes ont bénéficié du CEJ, dont une majorité suivie par les missions locales. Ce phénomène témoigne d’un changement d’échelle significatif, avec une volonté manifeste d’intensifier l’aide à l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Le rapport souligne néanmoins que, malgré cette croissance, l’impact global reste en ligne avec celui de la Garantie jeunes, suscitant un débat sur la nécessité d’adaptations futures pour maximiser ses effets.
Le rapport conclut à une efficacité comparable, mais avec des résultats obtenus plus rapidement, soulignant la nécessité de continuer à affiner ce dispositif pour renforcer ses bénéfices à long terme.
Dans un contexte où l’adoption du budget 2026 impose une maîtrise accrue des dépenses publiques, cette évaluation devient essentielle pour orienter les politiques d’insertion. La comparaison entre le CEJ et la Garantie jeunes met en lumière un point clé : si le coût de mise en œuvre du CEJ est inférieur, ses résultats à court terme semblent tout aussi prometteurs, ce qui pourrait justifier sa poursuite à grande échelle. Toutefois, la question de la durabilité et de l’efficacité à long terme reste toujours en suspens, appelant à de nouvelles études pour mieux cerner ses effets sur la stabilité professionnelle des jeunes aidés.
En somme, le rapport de l’IPP ne marque pas une rupture radicale mais apporte une analyse nuancée de ce dispositif. Il met en évidence une évolution dans l’approche de l’insertion des jeunes, avec des résultats plus rapides mais sans changement fondamental dans l’impact global. La question reste ouverte quant à la meilleure manière d’adapter ces dispositifs dans un paysage budgétaire contraint, tout en maximisant leurs effets pour favoriser l’autonomie des jeunes dans le marché du travail.
