Apprendre quelque chose de nouveau à l’âge adulte peut représenter un véritable défi. Entre responsabilités, objectifs personnels et professionnels, notre emploi du temps est souvent saturé, ce qui complique l’acquisition de nouvelles compétences. De plus, des barrières psychologiques telles que le manque de confiance en soi ou les pensées négatives peuvent freiner notre progression. Ces pensées, telles que « Je ne suis pas fait pour ça » ou « Je suis trop vieux pour apprendre ce genre de choses », sapent la motivation et renforcent l’impression d’être incapable de changer ou de s’améliorer.
Un obstacle majeur à l’apprentissage chez l’adulte réside dans notre état d’esprit. Certains adoptent un état d’esprit fixe, croyant que leurs capacités sont immuables et difficiles à modifier. Par exemple, ils peuvent penser que leurs compétences en leadership ou en mathématiques ne peuvent pas évoluer, peu importe leurs efforts. À l’inverse, l’état d’esprit de croissance repose sur la conviction que ces aptitudes sont malléables et qu’avec de la persévérance et des efforts, il est possible d’évoluer. Selon la recherche, cet état d’esprit de croissance est un moteur essentiel pour la motivation, la résilience et la réussite, surtout face à des défis d’apprentissage importants.
“Un état d’esprit de croissance incite à relever les défis pour se développer, à considérer l’effort comme essentiel à la maîtrise, et à apprendre des autres, transformant ainsi la manière dont on perçoit ses échecs.”
Les effets concrèts des deux mentalités sont significatifs. Les personnes avec un état d’esprit fixe tendent à percevoir les défis comme menaçants et à se sentir intimidées par la réussite d’autrui. Elles peuvent également se protéger en évitant les opportunités qui pourraient mettre leur image d’individu « intelligent » ou « compétent » en question. En revanche, celles qui adoptent une mentalité de croissance voient les obstacles comme des occasions d’apprendre, restent calmes face à l’échec, et tirent profit de l’expérience des autres pour progresser. Bien que l’état d’esprit de croissance ne rende pas toujours les difficultés agréables ou la réussite immédiate, il permet de transformer le doute en une motivation constructive, en reformulant par exemple « Je n’y arrive pas encore » au lieu de « Je ne peux pas le faire ».
La bonne nouvelle, c’est qu’il est tout à fait possible de changer d’état d’esprit. Contrairement à une croyance populaire, ces attitudes mentales ne sont pas fixes. Avec de la constance et de la sincérité dans vos efforts, vous pouvez cultiver un état d’esprit de croissance. Parmi les stratégies efficaces, il faut notamment faire preuve d’introspection pour réfléchir à vos succès passés et à l’effort fourni pour y parvenir, analyser les obstacles rencontrés pour en tirer des enseignements, et éviter de vous enfermer dans des étiquettes négatives comme « intelligent » ou « doué ». Au lieu de cela, privilégiez une approche axée sur le processus, en vous considérant comme un « éternel étudiant » ou un « penseur curieux », plutôt que sur une notion rigide de l’intelligence.
