Comma 4 + openpilot 0.11 – La conduite assistée open source passe un cap – Korben

Souvenez-vous en 2015 lorsque Geohot, célèbre pour avoir hacké l’iPhone à 17 ans, s’était lancé dans une aventure révolutionnaire en bricolant une Acura avec des caméras à moindre coût pour créer une voiture autonome. À l’époque, son projet consistait à vendre un kit abordable à 1000 dollars. Aujourd’hui, après une décennie d’innovation, cette vision est devenue réalité avec la sortie officielle de la version 0.11 d’openpilot par la société comma.ai, accompagnée d’un tout nouveau boîtier compact, le Comma 4.

La version 0.11 d’openpilot marque une étape majeure dans l’évolution des systèmes d’assistance à la conduite. Elle s’appuie désormais sur un modèle entièrement entraîné dans une simulation générée par un réseau neuronal, surpassant ainsi les anciens modèles codés à la main. Comma.ai a exploité un “World Model” de 2 milliards de paramètres pour apprendre à simuler tous les événements routiers en analysant plus de 2,5 millions de minutes de vidéos de conduite réelle enregistrées par leurs anciens dispositifs. Grâce à cette méthode, le système a amélioré ses réactions en accélération, freinage et maintien de voie, offrant une expérience plus fluide et plus proche du comportement humain.

Ce système open source, accessible à beaucoup, pourrait démocratiser la conduite assistée sans dépendre des géants du secteur automobile.

Geohot continue de suivre sa philosophie sans levée de fonds colossale ou partenariats avec de grands constructeurs. Sa petite équipe à San Diego conçoit, construit et opère tout en interne, disposant même de leur propre datacenter avec 600 GPU et 4 pétaoctets de stockage, réalisé pour environ 5 millions de dollars. Une infrastructure qui rivalise avec les gigantes du cloud tout en permettant de réduire considérablement les coûts, une démarche où l’économie est aussi stratégique que l’innovation elle-même.

En termes hardware, leComa 4 est une véritable prouesse d’ingénierie : cinq fois plus petit que le Comma 3X, il embarque un processeur Snapdragon 845 MAX, un écran OLED, une triple caméra à 360 degrés et un système de refroidissement sur-mesure. Facile à installer, il se fixant en quelques minutes sur le pare-brise, sans besoin de Wi-Fi pour son lancement, et compatible avec plus de 300 véhicules, notamment Toyota, Honda, Ford, Lexus ou Kia. Son coût est de 999 dollars, ou 699 en échangeant un ancien appareil, ce qui reste un investissement conséquent mais accessible pour les amateurs de conduite assistée.

Alors que des géants comme Mercedes ou Tesla tardent à proposer des solutions de conduite autonome à un prix abordable, comma.ai offre une alternative open source qui fonctionne sur une large gamme de voitures classiques. En connectant simplement le Comma 4 sur le bus CAN de votre véhicule, vous pouvez bénéficier d’un système de conduite assistée de niveau 2, mais il reste essentiel de garder les mains sur le volant et les yeux sur la route. Cependant, la législation en France concernant ces dispositifs reste floue, ce qui oblige à s’informer sérieusement avant de s’y lancer.

Avec la réduction de 77 % de sa consommation en veille, passant de 225 milliwatts à seulement 52, le Comma 4 peut désormais rester branché en permanence sans impacter significativement la batterie. Grâce à diverses optimisations matérielles et logicielles, comma.ai garantit une utilisation efficace et durable, ce qui pourrait largement favoriser l’adoption de cette technologie open source dans le futur proche.

En résumé, malgré l’absence d’un partenariat avec les grands constructeurs européens, la société de George Hotz montre qu’avec peu de moyens et beaucoup d’ingéniosité, il est possible de contribuer significativement à la démocratisation de la conduite assistée. Plus accessible, plus flexible, l’open source s’impose comme une alternative crédible pour ceux qui veulent garder le contrôle tout en bénéficiant des avancées technologiques. Si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure, le moment est sans doute venu de vous pencher sur cette révolution en marche.

Partagez cet article
article précédent

Prévention des RPS : les 5 erreurs les plus fréquentes

article suivant

[Vidéo] Organismes de formation : remplissez votre Bilan pédagogique et financier (BPF) 2026 – Centre Inffo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire plus d'articles