La communication autour des certifications professionnelles enregistrées au Répertoire spécifique (RS) ou au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) représente un enjeu majeur pour les organismes de formation souhaitant valoriser leur offre. Cependant, une mauvaise posture communicative peut rapidement se retourner contre eux lors d’un audit Qualiopi ou d’un contrôle, exposant ainsi leur crédibilité et leur conformité réglementaire.
Lors de mes accompagnements auprès de certificateurs, j’ai souvent constaté des non-conformités telles que la présence inappropriée du logo Qualiopi sur des pièces justificatives, des discours excessivement marketing ou encore une confusion entre formation et certification. Ces pratiques, bien que parfois perçues comme anodines, peuvent entraîner des sanctions ou des difficultés à obtenir ou maintenir la certification. Il est donc essentiel d’adopter une stratégie de communication claire, précise et conforme aux règles en vigueur.
La cohérence, la transparence et le respect strict des conditions d’usage sont les piliers pour une communication sécurisée sur les certifications RS ou RNCP.
Pour cela, il convient de respecter le cadre fixé par Qualiopi, notamment en intégrant dès l’origine les indicateurs essentiels : mentionner le libellé exact de la certification, le code RS ou RNCP, le nom de l’organisme certificateur et la date d’enregistrement, ainsi que fournir un lien direct vers la fiche officielle. Les résultats obtenus par les bénéficiaires doivent également être présentés de manière factuelle, sans promesse implicite de résultat, pour éviter toute ambiguïté ou risque de désinformation.
De plus, la publication de l’offre de formation dans le cadre de moncompteformation.gouv.fr doit respecter scrupuleusement les recommandations de la Caisse des Dépôts pour garantir la conformité et la visibilité du financement CPF. L’utilisation du logo “cette offre de formation est éligible au CPF” doit suivre strictement la charte officielle, afin de ne pas créer de confusion ou de déformer la nature de la certification et de son financement.
En matière de droit de la consommation, il est capital d’éviter toute ambiguïté entre une certification enregistrée au RS ou au RNCP et un diplôme d’État. La communication doit décrire précisément les compétences visées, les débouchés et les résultats, tout en évitant de promettre des résultats non vérifiables, tels que l’accès garanti à l’emploi ou une reconnaissance universelle par les employeurs. La conformité passe donc par une attention constante à la cohérence, à la véracité et au respect des règles, aussi bien sur les supports numériques que dans tout document de communication.
