Certification RS/RNCP : communiquer, oui, mais pas n’importe comment ! – Digiforma

La communication autour des certifications professionnelles enregistrées au Répertoire spécifique (RS) ou au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) constitue un levier essentiel pour valoriser une offre de formation et attirer de nouveaux bénéficiaires. Cependant, cette étape doit être réalisée avec précaution, car des pratiques non conformes peuvent mettre en péril la crédibilité de l’organisme et engendrer des risques lors des contrôles, notamment ceux liés à la certification Qualiopi.

En accompagnant plusieurs certificateurs, il est courant de constater des non-respects des règles en matière de communication, telles que l’utilisation inappropriée du logo Qualiopi sur des procès-verbaux ou la diffusion de programmes au discours trop marketing, créant une confusion entre formation et certification. Ces erreurs, perçues comme mineures, peuvent pourtant avoir des conséquences sérieuses, notamment lors d’un audit ou d’un contrôle administratif, ce qui souligne l’importance de respecter scrupuleusement les bonnes pratiques en la matière.

Une communication claire, cohérente et conforme est le gage d’une crédibilité renforcée et d’une meilleure sécurité lors des contrôles réglementaires.

Le cadre de Qualiopi impose notamment que toute information diffusée concernant une formation préparant à une certification RS ou RNCP soit précise, vérifiable et conforme aux données officielles de France compétences. Cela inclut notamment la mention du libellé exact de la certification, ses codes, le nom de l’organisme certificateur, ainsi que la date d’enregistrement, visibles sur tous les supports de communication. Il est également fortement recommandé d’intégrer un lien direct vers la fiche officielle pour garantir la traçabilité et la transparence de l’information.

Les résultats obtenus par les bénéficiaires, lorsqu’ils sont disponibles, doivent également faire l’objet d’une communication factuelle et non prometteuse, en mettant en avant des indicateurs clairement sourcés, comme le taux d’obtention ou l’insertion professionnelle. Il est essentiel ici de ne pas faire d’amalgame ou de simplifications qui pourraient laisser penser à des garanties ou à une reconnaissance automatique de la certification, notamment en ce qui concerne l’éligibilité au CPF ou l’accès à l’emploi.

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