Attention aux comportements “non professionnels” sur vos réseaux sociaux : 62% des recruteurs ont déjà recalé un candidat en raison de son profil ou de ses contenus

Selon une étude menée par la plateforme d’emploi Indeed, la présence et l’activité sur les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus déterminant dans le processus de recrutement en France. En effet, 80% des recruteurs interrogés déclarent consulter régulièrement ou occasionnellement les profils en ligne des candidats lors de leur sélection. La pratique est devenue quasi systématique, avec 16% des recruteurs qui la mènent systématiquement et 35% qui le font souvent, soulignant l’importance de maîtriser son image numérique.

Les grandes entreprises semblent également plus enclines à examiner ces profils numériques : 75% des recruteurs dans des structures de plus de 250 salariés déclarent pratiquer fréquemment le “screening social”. En revanche, dans les petites structures (1 à 9 salariés), cette pratique reste moins répandue, avec seulement 33% des recruteurs qui y ont recours. Certains secteurs, tels que le juridique, l’industrie manufacturière, l’architecture ou la finance, sont particulièrement vigilants, avec des taux d’utilisation du screening social proches ou supérieurs à 85%.

Le contenu sur les réseaux sociaux peut aussi bien valoriser qu’empêcher une candidature, en particulier lorsque des opinions politiques ou des comportements non professionnels sont visibles.

Ce phénomène a conduit à ce que 62% des recruteurs déclarent avoir rejeté au moins un candidat en se basant sur ses profils sociaux au cours des douze derniers mois. Parmi eux, 39% ont rejeté un ou deux candidats, et 21% en ont refusé entre trois et cinq, confirmant que cette étape est devenue un passage obligé dans la sélection. Les raisons du rejet sont variées, mais la majorité concerne notamment des incohérences entre le CV et le profil social, des comportements non professionnels ou offensants, ou encore des opinions politiques controversées.

En résumé, alors que le “screening social” offre une meilleure contextualisation des candidatures, il soulève aussi de nombreuses questions sur la limite entre vie privée et vie professionnelle. La subjectivité de l’interprétation des contenus et les biais possibles constituent un enjeu majeur pour assurer un recrutement équitable et transparent. Il est donc crucial pour les candidats de soigner leur image en ligne s’ils souhaitent maximiser leurs chances de réussite.

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