Apprentissage : les CFA sur le fil, la Fnadir sonne l’alarme – Centre Inffo

Dans un contexte où l’écosystème de la formation professionnelle française apparaît de plus en plus fragile, la Fédération nationale des acteurs de la demande d’apprentissage et de la formation continue (Fnadir) tire la sonnette d’alarme. Dans un manifeste publié le 12 janvier, la fédération des centres de formation d’apprentis (CFA) met en garde contre un déclin imminent du modèle d’apprentissage tel que nous le connaissons, si les politiques publiques ne sont pas rapidement réorientées. Ce document, réservé aux abonnés du Quotidien de la formation, prévient d’un effacement progressif des CFA d’ici 2027, ce qui pourrait entraîner des conséquences dramatiques pour tous les acteurs concernés.

Le président de la Fnadir, Jean-Philippe Audrain, lors d’une conférence de presse organisée le même jour, a souligné la gravité de la situation : « Nous craignons que le dispositif créé en 2018 ne soit pas pérenne ». Selon lui, les effets du désengagement public amorcé depuis trois ans vont se faire sentir intensément dès cette année, fragilisant davantage un système déjà en difficulté. La fédération alerte ainsi sur la fragilité du financement et la dégradation du partenariat entre l’État, les régions et les acteurs de terrain, menaçant la stabilité de l’apprentissage en France.

“Si la situation perdure, la fermeture progressive des CFA deviendra inévitable, avec des répercussions graves pour l’apprentissage et l’économie locale.”

Le manifeste, rédigé à l’issue du congrès national de la Fnadir qui s’est tenu mi-décembre, esquisse un scénario à la fois sombre et dystopique pour 2027. Il détaille, étape par étape, la fermeture progressive de nombreux centres de formation et s’inquiète des conséquences immédiates pour les apprentis comme pour les entreprises. La disparition de ces CFA risque de réduire considérablement l’offre de formation, accroissant ainsi la précarité des jeunes en recherche d’alternance et fragilisant le tissu économique local. La fédération appelle donc à une redéfinition urgente des priorités politiques et à un soutien renforcé pour garantir la pérennité de ce modèle.

Ce contexte met en lumière la nécessité d’une réflexion approfondie sur l’avenir de l’apprentissage en France. La question demeure : comment préserver un système qui, malgré ses défis, reste essentiel pour l’insertion des jeunes et le développement des compétences dans un monde en constante mutation ? La Fnadir insiste sur l’urgence à agir pour éviter un effondrement du dispositif. À défaut, nombreux sont ceux qui craignent que la situation n’engendre un retour en arrière, avec des répercussions sociales et économiques lourdes de conséquences.

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