Ces fléchettes incendiaires géantes du XVIe siècle viennent enfin d’être testées – Korben

La Mary Rose, célèbre navire de guerre préféré d’Henri VIII, a quitté la scène historique en 1545 lorsqu’il a sombré au large de Portsmouth. Son épave, retrouvée en 1971 puis relevée en 1982, recelait de nombreux objets précieux pour les historiens, notamment des armes mystérieuses. Parmi celles-ci, de gigantesques fléchettes équipées de charges incendiaires intriguaient par leur conception et leur usage potentiel. Ces armes, longtemps considérées comme un simple mystère, ont enfin été examinées de manière approfondie par une équipe de passionnés et de spécialistes.

Les chercheurs de Tod’s Workshop, une chaîne YouTube spécialisée dans la reconstitution historique, ont entrepris de comprendre le fonctionnement de ces fléchettes géantes. À partir de fragments d’époque, ils ont reconstitué ces projectiles en intégrant un revêtement en tissu enduit de poix, renfermant un mélange incendiaire, et des mèches en bois conçues pour s’enflammer après un délai. Quand ces fléchettes étaient lançées sur un navire ennemi, le nouveau type de flammes produites étaient quasi impossibles à lutter, ce qui en faisait une arme redoutable en combat rapproché.

Ces fléchettes étaient conçues pour un usage de proximité, causant des dégâts majeurs lors d’attaques à courte distance, plutôt que pour des tirs à longue portée.

Une des questions clés concernait le mode d’envoi : était-ce une arme manuelle, ou un dispositif plus sophistiqué comme un canon ? Les tests ont montré que lancer ces fléchettes à la main, depuis le haut du mât, était envisageable. Par ailleurs, un canon trouvé sur l’épave, orienté vers le haut, laissait supposer qu’il pouvait également servir à tirer ces projectiles. Pour étudier cela de façon plus précise, l’équipe a utilisé un modèle réduit propulsé à l’air comprimé. Leur expérience a révélé que, à pleine charge, la fléchette se désintégrait en vol, incapable de supporter la force de propulsion.

En revanche, en réduisant la charge, ils ont pu observer que la fléchette restait intacte et pouvait atteindre une cible proche avec une puissance suffisante pour causer d’importants dégâts. En effet, une fois plantée dans la structure d’un navire, elle pouvait allumer des flammes difficilement éteignables, ravageant la coque et les équipages en combat rapproché. En somme, ces armes ne visait pas à tirer à longue distance ; leur véritable force résidait dans leur capacité à enflammer rapidement un navire lors d’un abordage ou d’un combat de proximité.

Selon les chercheurs, cette découverte ouvre une nouvelle compréhension des tactiques navales du XVIe siècle. La conception de ces fléchettes incendiaires, finement adaptée à la réalité du combat naval de l’époque, représente une innovation méconnue dans l’art de la guerre maritime. La pertinence de cette arme, illustrée par ces tests, montre que la guerre en mer nécessitait une adaptation constante aux moyens techniques disponibles, même anciens.

En résumé, la technologie utilisée par ces fléchettes incendiaires géantes du XVIe siècle, longtemps mystérieuse, a été élucidée grâce à des expérimentations modernes. De leur conception ingénieuse à leur usage tactique, ces projectiles représentent un exemple fascinant de l’ingéniosité militaire de cette époque. Un mélange de reconstitutions, de tests à l’air comprimé et de recherches historiques permettent désormais de mieux comprendre le rôle crucial de ces armes dans la lutte où mer et feu se confondent.

Partagez cet article
article précédent

Arnaque au bot crypto IA – Comment ils vident votre wallet – Korben

article suivant

Khosla Ventures mise 10 millions de dollars sur Ian Crosby, dont la première startup, Bench, a fait faillite

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire plus d'articles