Il essaye de réparer une GoPro Hero 10, et c’est l’enfer – Korben

Hugh Jeffreys, célèbre YouTubeur australien spécialisé dans la démonture et la réparation d’appareils électroniques, s’est récemment attaqué à une GoPro Hero 10 achetée pour 100 dollars. La caméra affichait un message d’erreur « no camera input », ce qui indiquait un problème au niveau du signal entre le capteur et le circuit de traitement. Malgré ses efforts, la réparation de cet appareil s’est révélée extrêmement difficile, notamment en raison du manque de documentation technique fournie par le constructeur.

Le démontage de la GoPro fut déjà une étape ardue : l’écran tactile est fortement collé au châssis avec une quantité d’adhésif considérable, rendant son retrait risqué et susceptible de briser la vitre. Hugh a tout de même réussi à le décoller après plusieurs essais à l’aide d’un sèche-cheveux, illustrant une fois de plus que la conception de ces appareils privilégie souvent l’obsolescence facilitée par une réparation quasi impossible. Ensuite, il a tenté de remplacer le module caméra, suspecté de causer le problème, sans succès, malgré plusieurs essais de reset, mise à jour firmware et remplacement de pièces.

La réparation board-level d’une caméra moderne devient parfois une véritable loterie, surtout quand les fabricants verrouillent la documentation technique.

La difficulté majeure résidait dans le fait qu’Hugh ne disposait d’aucun schéma électronique ni d’accès au programmateur officiel de GoPro. Sans ces ressources, il était impossible de tracer précisément le signal du capteur jusqu’à la puce de traitement, limitant ses possibilités de diagnostic avancé. Pour tester ses compétences, il a acheté une seconde GoPro Hero 10, cette fois présentée comme endommagée par l’eau, pour 40 dollars. Après nettoyage à l’isopropanol et séchage minutieux, cette seconde unité a redémarré et fonctionné comme neuve, contrairement à la première qui reste inutilisable.

Cette expérience souligne la faiblesse du modèle de réparation imposé par GoPro et de nombreuses autres marques modernes. L’absence de documentation et la conception non réparable des appareils compliquent considérablement la tâche des réparateurs indépendants, conduisant souvent à jeter des appareils jugés irrécupérables ou à leur donner une seconde vie inespérée. Humainement, certains encouragent à voir la réparation comme une alternative écologique et économique, mais ces démarches sont de plus en plus entravées par les stratégies commerciales visant à décourager l’ouverture des appareils.

En conclusion, Hugh Jeffreys a réussi à faire fonctionner une GoPro pour 40 dollars tout en laissant une autre en pièce détachée, prouvant que des appareils conçus pour être jetés peuvent pourtant parfois être sauvés par la patience et la débrouillardise. La communauté des réparateurs indépendant continue de prêcher pour une plus grande ouverture et transparence des constructeurs, afin de donner une seconde vie à ces technologies, ce que GoPro pourrait bien envisager pour favoriser un marché plus durable et responsable.

Pour en savoir plus, consultez la vidéo complète de Hugh Jeffreys :

Source : Hackaday

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