À l’occasion de son centenaire, le groupe Cegos a publié l’édition 2026 de son baromètre international « Transformations, Compétences et Learning », une étude réalisée auprès de plus de 5 500 salariés et 498 décideurs en ressources humaines dans 11 pays. Ce rapport met en lumière une mutation profonde des priorités dans le monde du travail et de la formation, à une époque où l’innovation technologique accélère de façon exponentielle.
Les résultats sont sans appel : 68 % des DRH interrogés considèrent que l’intelligence artificielle et l’automatisation seront les principales forces de transformation affectant les compétences dans les deux prochaines années. En France, cette perception est encore plus marquée avec 70 %, témoignant d’une urgence perçue dans l’adaptation aux nouvelles technologies. À l’inverse, des préoccupations telles que la cybersécurité (41 %), l’évolution des formes d’organisation du travail (33 %) ou la transition écologique (15 %) occupent une place moindre dans la réflexion stratégique.
Ce déclin de l’attention vers des enjeux plus traditionnels souligne une priorité claire : l’impact des technologies numériques et des algorithmes sur la main-d’œuvre. La montée en puissance de l’intelligence artificielle impose aux entreprises et aux salariés de repenser leurs compétences, leurs modes de fonctionnement et leur capacité d’adaptation. La crainte d’obsolescence des compétences, déjà palpable chez de nombreux salariés, s’intensifie à mesure que la digitalisation bouleverse le marché de l’emploi.
“Le rapport de Cegos souligne une accélération sans précédent dans la nécessité de repenser la formation et le développement des compétences, au cœur de cette transformation numérique radicale.”
Ce contexte de changement rapide appelle à une mobilisation accrue des acteurs de la formation professionnelle afin d’accompagner efficacement cette transition. La priorité est désormais donnée à la mise en place de stratégies de développement des compétences adaptées aux enjeux de l’intelligence artificielle et de l’automatisation, afin d’éviter une fragmentation du marché du travail ou une augmentation des inégalités. Les entreprises sont à la croisée des chemins, devant choisir entre innovation continue ou risque d’inaction face à des technologies qui redéfinissent totalement les métiers.
