Lors d’un webinaire organisé par le Quotidien de la formation, le cabinet de conseil Syndex a souligné que, malgré leur caractère obligatoire, les comités sociaux et économiques (CSE) sont souvent peu consultés sur les enjeux liés à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Pourtant, cette consultation annuelle est une obligation prévue par le code du travail, soulignant l’importance de leur implication dans les décisions stratégiques touchant l’emploi.
Selon Samuel Pasquier, consultant chez Syndex, trop souvent, les employeurs se limitent à évoquer les orientations stratégiques générales de l’entreprise sans approfondir leurs impacts sur l’emploi, les métiers, ou encore les compétences et formations nécessaires. Or, le code du travail (art. L2312-24) précise que le CSE doit être consulté « chaque année » sur ces sujets, impliquant ainsi une responsabilité importante pour une meilleure anticipation des mutations économiques au sein des entreprises.
Ce décalage entre l’obligation légale et la pratique courante soulève des préoccupations quant à la qualité des échanges et à la prise en compte réelle des enjeux liés à l’emploi. La consultation du CSE sur la GPEC doit permettre aux représentants du personnel de mieux comprendre et anticiper les évolutions du marché du travail, tout en participant à la définition des stratégies de formation et de mobilité. Selon Syndex, une meilleure implication du CSE pourrait également faciliter la gestion des transitions professionnelles et réduire les tensions sociales qui en découlent.
La consultation du CSE sur la GPEC doit être effective et approfondie, afin d’assurer une gestion proactive des emplois et des compétences.
En conclusion, Syndex rappelle que la consultation des CSE sur la GPEC n’est pas une formalité, mais un enjeu stratégique autant pour l’entreprise que pour ses salariés. En améliorant ces pratiques, les acteurs peuvent mieux préparer l’avenir, anticiper les mutations économiques et favoriser une gestion équilibrée des emplois. Il devient urgent pour les employeurs de respecter pleinement cette obligation et de tirer profit de cette étape pour renforcer la cohésion sociale et la compétitivité de leur organisation.
